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d'alcali caustique, potasse, soude, ou ammoniaque, un peu de sesquioxyde de fer récemment précipité, et du sulfocyanure alcalin correspondant, que nous ajoutions ensuite peu à peu de l’acide chlorhydrique, cet acide commencera par saturer immédiatement et intégralement l’alcali, puis attaquant le sesquioxye de fer formera du sesquichlorure qui, en présence du sulfocyanure alcalin, donnera naissance au sesquisulfocyanure de fer rouge sang. La réaction avec la potasse sera la suivante :
KO + Fe?03 + 3 KC2 AzS2 + 4 HCl — 4 KC1 + 4 IIO + Fe2 (C*AzS*)s.
On voit alors comment on procédera pour tirer de là une méthode alcalimétrique très sensible, très exacte, très rapide, évitant complètement les erreurs dues à l’emploi du tournesol.
Sachant qu’un poids donné de potasse pure sera saturé par un volume connu d’acide chlorhydrique, on fera une prise d’essai de la potasse ou de la soude du commerce à essayer, on la dissoudra et on l’étendra d’eau de façon à en faire un volume connu un demi-litre, ou un litre, etaprès avoir ajouté quelques traces de sesquioxyde de fer tout récemment précipité, en flocons, et un peu de sulfocyanure de potassium, on versera la liqueur acide titrée. Tant que l’alcali ne sera pas entièrement saturé, la liqueur restera complètement incolore; dès qu'une goutte d’acide restera libre dans la liqueur, la teinte rouge sang très intense qui apparaissait auparavant à chaque addition d’acide mais pour disparaître par l’agitation, restera permanente et indiquera la fin de l’essai de la façon la plus nette.
On procédera d’ailleurs pour les autres détails de l’opération comme dans la méthode alcalimétrique ordinaire.
Si pour un poids donné de potasse pure, on a employé N divisions de la burette (liqueur acide titrée), et pour le même poids de potasse commerciale à essayer seulement un nombre de divisions N' (N' < N), on aura pour la teneur T
de l'échantillon en potasse pure le rapport T =
Si l’on s’est arrangé de façon que N = 100, le titre deviendra en centièmes T = N'.
Si, par exemple, la potasse pure exige le versement de N = 100 divisions d’acide, et la potasse à essayer seulement N' = 60, le titre pondéral en centièmes G0
sera T = — — = 60 pour 100.
Ce que nous venons de dire s’applique naturellement en principe à l’essai des soudes. En outre, on voit que cette méthode est aussi bien acidimétrique qu'alcalimétrique; il suffit de procéder aux opérations dans un ordre inverse.
Pour obtenir le titre d'un acide, par exemple de l’acide sulfurique, on ajoutera à un poids donné de potasse pure dissoute et étendue à un volume fixe, du sulfocyanure de potassium et un peu de sesquioxyde de fer récemment précipité en flocons, puis l’on versera l’acide sulfurique pur normal jusqu’à apparition permanente de la teinte rouge sang, on aura un nombre de divisions versées N. On fera ensuite sur la même quantité de potasse le même essai avec l’acide commercial à titrer, et l’on trouvera un nombre de divisions versées N'
(naturellement N' > N). Le titre de l’acide essayé sera donné par le rapport^,
Si, par exemple (par un simple calcul d’équivalents), on s’est arrangé pour que N = 100, et si l’on a trouvé N' = 200, l’acide commercial essayé ne con- N 100
tiendra que ^ = — — = 50 pour 100 d’acide pur.