‹ Le PapierChapitre 137 sur 178 · ESSAIS DES CHAUX · texte numérisé non relu

ESSAIS DES CHAUX

En général, on rencontre dans les chaux employées en papeterie de la magnésie, de la silice, de l’alumine et du fer en plus ou moins grande quantité.

On doit utiliser surtout dans la fabrication du papier les chaux dites grasses dont la teneur en chaux pure doit dépasser 90 p. 100.

Pour essayer une chaux, on commence par doser l’humidité qu’elle peut contenir en en chauffant environ 10 grammes un peu au-dessus de 100 degrés; la différence ou perte de poids indique la quantité d’eau que renferme l’échantillon. On continue ensuite à le chauffer au rouge pour dégager tout ce qui pouvait rester de carbonate non décomposé; une nouvelle pesée indique si l’échantillon renfermait de l’acide carbonique.

Opérant alors sur 2 grammes de cette chaux calcinée, on la traite par l’acide chlorhydrique à chaud.

Dans la dissolution obtenue, on précipite l’alumine par l’ammoniaque. Une filtration donne sur le filtre la silice et l’alumine.

Puis, dans la liqueur filtrée, la chaux est précipitée par l’oxalate d’ammoniaque; l’oxalate de chaux est ensuite calciné et le résultat de cette calcination représente la chaux contenue dans l’échantillon.

Enfin, on peut rechercher la magnésie et l’oxyde de fer par les moyens ordinaires.

Dans le lessivage des chiffons, la partie caustique seule est intéressante; c’est donc sa proportion qui fixe la valeur vénale de la matière.

Page 1