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BAMBOU

Depuis longtemps le bambou est regardé comme étant un des végétaux les plus utiles de l’Orient. Mais c’est seulement depuis peu d’années que l’on a commencé à l'employer avantageusement, ce que les Chinois ont fait depuis longtemps.

Sans parler de ses autres emplois, qui sont innombrables, le bambou sert beaucoup en Chine pour la fabrication du papier commun.

Il n’existe probablement aucune plante d’une croissance aussi rapide et d’une production aussi peu coûteuse.

Il rfest pas rare de voir le bambou croître de 30 centimètres par jour et son rendement peut être estimé à 100 tonnes par hectare, obtenues presque sans travail, si l’on défalque les frais d’irrigation, car cette dernière opération est toujours nécessaire.

En séchant, le bambou perd environ 75 p. 100 de son poids primitif, et les 00 p. 100 de ce qui reste constituent des fibres propres à la fabrication du papier, ce qui donne un rendement net de 15 tonnes par hectare.

En général, la méthode de traitement est la suivante :

Les jeunes plantes sont d’abord passées dans des cylindres broyeurs, puis soumises à des cylindres cannelés de section convenable qui les divise en bandes

étroites ou rubans, lesquels sont ensuite coupées à la longueur voulue et passées à la cuve.

Les cuves sont disposées par groupes, reliées entre elles par des tuyaux dans lesquels circule la substance employée pour produire le défilage. Cette substance consiste en alcali caustique; elle passe d’une cuve à la suivante et sépare des fibres dans chacune d’elles une nouvelle quantité de matières, jusqu’à ce qu’elle soit enfin neutralisée. On la décharge alors et l’alimentation se fait en ajoutant toujours de la lessive fraîche à l’une des extrémités du groupe, au fur et à mesure que la lessive épuisée s’écoule par l’autre extrémité.

Lorsque la fibre a été suffisamment traitée, elle est lavée, puis placée sous presse, divisée, et finalement séchée par un courant d’air chaud.

Aux États-Unis, notamment sur les bords du Mississipi, on emploie les bambous et les roseaux pour la fabrication du papier sur une très vaste échelle.

Une seule usine rompt par jour plus de 100 tonnes de bambous. Le prix de revient de la matière livrée humide est en moyenne de 25 francs les 100 kilogrammes; le rendement est une tonne de pâte sèche pour 5 tonnes de bambous humides.

BAÏVAJVIER

Le bananier est cultivé en grand à la Havane, où il fournit, par ses rangs intercalés, un utile abri aux plants de cafés.

La culture est des plus simples. Un hectare peut recevoir deux mille souches donnant en moyenne, sur un bon terrain, 6.000 tiges portant chacune un régime de bananes qui pèsent de 20 à 30 kilogrammes. La récolte peut se renouveler trois fois dans le courant d’une année.

Les tiges abattues au moment de la récolte des fruits ne sont ordinairement d’aucun usage. On a eu l'idée de les faire servir à la fabrication du papier, et l’on a réussi.

Avec 1000 kilogrammes de filasse brute humide, on peut obtenir 250 kilogrammes de papier blanc. Le traitement et l’épuration de ces fibres peuvent être semblables à ceux usités pour le bambou.

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