BAGASSE
L’emploi de la bagasse pour former la pâte à papier a été tentée à plusieurs reprises. De récentes recherches paraissent avoir atteint le but.
On sait que la bagasse est le résidu ligneux du traitement de la canne à sucre. Le traitement qu’on lui fait subir pour le blanchira Lile Maurice se rapproche beaucoup de celui employé pour l’alfa.
Les bagasses sont battues au moyen d’un pilon, dans de l’eau sans cesse renouvelée, jusqu’à ce que cette eau soit dépourvue de tout goût sucré et tout à fait incolore.
La matière, ainsi fortement divisée, est imbibée d’une lessive de soude caustique contenant en soude un dizième du poids de la matière employée. Après une heure de macération à froid, la lessive est portée à l’ébullition pendant une autre heure. Il faut avoir soin d’ajouter de l’eau bouillante de temps en temps pour remplacer le liquide évaporé.
Après cette cuisson, la matière déjà désagrégée est lavée à grande eau aussi complètement que possible sur un tamis fin, puis elle est soumise au blanchiment dans un bain contenant 15 kilogrammes de chlorure de chaux à 110 degrés pour 100 kilogrammes de bagasse.
La pâte est ensuite lavée avec grand soin et passée à l’antichlore, puis lavée encore et raffinée.