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L’immersion dure de huit à douze heures, puis on soumet à une cuite en vase clos sous une pression de trois à cinq atmosphères, pendant une journée entière.
Pour terminer, on fait le lavage des matières avec de l’acide phénique, puis on les soumet aux méthodes ordinaires de blanchiment, et l’on obtient une pâte d’un prix de revient très minime.
SAPIN (Aiguilles de)
On peut obtenir une bonne pâte à papier en traitant les épingles ou aiguilles de pins et de sapins de la façon suivante :
Ces matières sont tout d’abord trempées et ramollies par une ébullition de plusieurs heures dans l’eau pure.
Il ne faut employer tout d’abord ni bains alcalins, ni bains acides, ni savon d’aucune sorte pour enlever la résine, la gomme ou la chlorophyle des feuilles.
Une fois bien ramollies, les aiguilles sont jetées dans des cylindres où elles sont aplaties; en en sortant, elles passent dans d’autres cylindres armés de pointes d’acier et très rapprochés, où elles sont défilées puis désaglutinées.
' Si l’on opère sur des aiguilles vertes, on doit les ramollir à la vapeur. Après avoir subi l’action des cylindres, les aiguilles sont introduites dans un récipient où on les fait bouillir alors dans une lessive de sel de soude et de savon brun.
Aussi longtemps que l’on n’obtient pas une lessive claire et limpide, on renouvelle l’opération. Après ce traitement, les aiguilles sont soumises à l’action d’une machine à fouler jusqu’à ce que l’on ait obtenu un produit parfaitement pur.
Ce résultat une fois obtenu, la matière encore humide est de nouveau placée dans les cylindres armés de pointes pour diviser les aigqilles jusqu’à ce qu’elles deviennent souples et laineuses.
Le blanchiment de cette pâte s’opère ensuite par les procédés ordinaires.