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DÉLISSAGE - COUPAGE

Le délissage se pratique en coupant les chiffons sur une lame de faux implantée dans un établi devant chaque ouvrière occupée au triage.

Avant le coupage, l’ouvrière doit nettoyer les parties trop sales et continuer à enlever les matières étrangères, boutons, crochets, agrafes, épingles, etc.

Les pièces sont dégagées des coutures et ourlets, puis disposées sous forme de bandes, dont la largeur varie entre 5 et 10 centimètres, puis recoupées transversalement par faisceaux plus ou moins épais, suivant la nature du. chiffon.

Ces morceaux ainsi taillés sont distribués dans des casiers par ordre de numéros, et forment les qualités suivantes :

Chiffons de fil, chanvre et lin,

Blancs fins neufs.

Blancs fins demi-usés, propres.

Blancs mi-fins.

Blancs gros.

Blancs fins sales.

Blancs mi-fins sales.

Coutures et ourlets propres fins, mi-fins.

Coutures et ourlets gros, sales.

Coutils unis.

Coutils croisés.

Bulles propres, neufs.

Bulles usés.

Bulles chènevotteux.

Gros bulles.

Gros bulles, très chènevotteux.

Cordes blanches, ficelles.

Cordes pailleuses.

Cordes goudronnées.

Déchets de chanvre, étoupes.

Déchets de filature.

Chiffons de coton.

Blancs neufs propres..

Blancs demi-usés, propres.

Blancs sales.

Brûlés.

Coutures et ourlets.

Mousseline blanche.

Mousseline brodée.

Bas tricotés.

U ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE

Cotonnades écrues.

Cotonnades conteurs pales.

Cotonnades couleurs foncées.

Cotonnades bleues.

Cotonnades roses.

Cordes et franges.

Déchets de filatures.

Déchets du blutoir.

Emballage.

Toile de jute.

Toile de phormium.

Chiffons cle laines pures ou mélangées.

Fil et laine.

Laine blanche.

Laine colorée.

Soies.

Soie.

Velours.

Papiers.

Papiers blancs propres.

Papiers colorés.

Papiers sales.

Rognures de carton.

On conçoit combien il est important que ces triages et ces classements soient bien faits; ils doivent donc être surveillés avec le plus grand soin.

En effet, les chiffons choisis et coupés négligemment laissent dans toutes les opérations ultérieures des traces qu’il est impossible de faire disparaître. Ils sont ordureux, se lavent mal, se triturent irrégulièrement, moins promptement et avec plus de déchet, détériorent plus rapidement les cylindres et les platines, en un mot accroissent les frais de fabrication tout en diminuant la valeur des produits.

On a fait de nombreux essais pour arriver à couper les chiffons mécaniquement, et l’on a construit dans ce but des appareils très analogues aux couperacines et aux hache-pailles, mais le coupage à la main est préféré.

Au délissage succède le blutage.

IÏLUTAGE

Lette opération consiste à placer les chiffons dans un tambour cylindrique ou conique auquel on imprime un mouvement rapide de rotation.

Ce tambour est formé d’une toile métallique dont les mailles ont environ 1 centimètre en tous sens.

Les chiffons sont entraînés d’un bout à l’autre du cylindre par des bras en hélice fixés sur l’arbre central; par ce double mouvement de rotation et de translation, les chiffons subissent un frottement qui enlève les impuretés pou- \ant y être restées attachées et qui vont s’échapper par les mailles de la toile métallique qui sert d’enveloppe au blutoir.

Dans le cas où l’on doit traiter des chiffons très impurs, pailleux ou chènevotteux, on doit employer un blutoir très puissant qui se nomme loup briseur ou diable.

Dans les deux opérations précédentes, les chiffons subissent un déchet, variable d'ailleurs suivant l’humidité qu’ils renferment, mais que l’on peut évaluer en moyenne comme suit :

Blancs fins et demi-fins .

Blancs gros .

Cotons blancs . . . .

Cotons colorés .

Emballages, gros bulles, pailleux .

Cordes non goudronnées .

Cordes goudronnées très pailleuses

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