GROS
COLORÉS
COLORÉS
fins.
mi- fi n s.
gris.
fins.
gros.
Poids des chiffons bruts. ......
Perte au délissage et blutage. . .
Durée .
Poids de matière lavée et sèche .
Perte . ...
Différence en faveur du lessivage .
En examinant ces chiffres
on peut
se convaincre que
le lessivage
a, d’une
part, abrégé de beaucoup le temps autrefois employé, et qu’en second lieu, il procure un grand bénéfice en diminuant les déchets, surtout en ce qui concerne la qualité moyenne des chiffons.
Reprenons maintenant la description des divers appareils employés pour le lessivage. Ils sont tous chauffés à la vapeur. Nous avons parlé de ceux qui sont fixes et à basse pression. Ceux qui sont mobiles ou relatifs sont de forme cvlin-
drique ou sphérique et travaillent à haute pression.
Les avantages généraux des lessiveurs rotatifs sont de pouvoir se vider automatiquement, d’employer une moins grande quantité de lessive, d’opérer plus rapidement et plus économiquement.
PAUL G H A R P E N T I E Pi — LE PAPIER
LESSIVEUR CYLINDRIQUE
Cet appareil représenté (fig. 2, 3, 4, 5) comprend un cylindre reposant sur des tourillons creux par lesquels la vapeur peut entrer et sortir. Il est mû par
Fig. 3.
un système de transmission A, B, C. Son fonctionnement est fort simple. On commence par faire tourner la chaudière de façon à amener le trou d’homme M
54 ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE
en face de la trémie V par laquelle arrivent les chiffons. Ceux-ci sont ensuite égalisés par un foulage opéré soit à l’aide des pieds, soit avec un outil nommé râble.
Le trou d’homme est ensuite fermé et le lait de chaud est introduit par le robinet S jusqu’à ce que la moitié du cylindre soit remplie et pour que le liquide final n’occupe pas plus des f- de la capacité, comme nous l’avons signalé précédemment et cela pour les raisons suivantes :
1° En opérant ainsi, la vapeur peut trouver au-dessus des chiffons un espace libre où elle s’accumule;
2° Les chiffons enlevés par les chevilles a peuvent retomber pendant le mouvement de rotation et subir les frottements nécessaires qui détachent les matières étrangères, et les mettent de plus en plus en contact intime avec le lait de chaux;
3° Le niveau de l’ouverture du tube t de dégagement de vapeur n’est pas atteint, ce qui lui permet de fonctionner régulièrement; dans le cas contraire, le tuyau P serait rempli de liquide et serait obstrué.
On peut s’assurer facilement que le remplissage ne dépasse pas les limites utiles au moyen du robinet O.
Le robinet S est ensuite fermé et la vapeur est introduite par le robinet T. On ouvre en meme temps le robinet de dégagement d’air et le robinet P par lequel peut s’échapper l’excédant de vapeur. Ce dernier doit être ouvert de façon à entretenir dans le lessiveur une température comprise entre 120 et 130 degrés. On laisse le tout dans cet état pendant trois ou quatre heures.
Au bout de ce temps, les robinets M et P sont fermés et le mouvement de rotation continuant, on laisse la vapeur se condenser pendant environ trois heures, puis on ouvre le robinet de vidange R qui donne issue à la lessive. En même temps, l’ouverture du robinet S permet d’introduire de l’eau pure au moyen de laquelle on rince les chiffons, ce qui abrège le travail des piles défileuses qui va suivre. Mais nous avons vu précédemment qu’il est préférable d’opérer ce lavage dans un appareil particulier.
La durée totale du lessivage 'est au maximum de douze heures; elle est variable suivant la qualité des chiffons.
Pour vider le lessiveur on ouvre le trou d’homme, puis l’on injecte de l’eau
qui entraîne les chiffons hors de l’appareil; ceux-ci sont reçus dans un récipient it.
Les premiers lessiveurs cylindriques sont dus à Planche et Rieder, on a
cherché à les perfectionner en les faisant sphériques. Cette idée est due à
Donkin.
LESSIVEÜR SPHÉRIQUE
Ces lessiveurs sphériques sont formés de tôles très fortement rivées et pouvant résister à des pressions de plusieurs atmosphères. Les sphères sont généralement placées sur deux supports et peuvent tourner librement. A l’intérieur se trouve ordinairement une palette en tôle dont le mouvement sert à élever, développer et brasser les chiffons.
Lne large ouverture, suffisante pour laisser passer un homme, est pratiquée au flanc de la machine perpendiculairement à l’axe de rotation, et quand on veut la remplir, on tourne ce trou vers le plafond, on ouvre une trappe et l’on fait descendre doucement les chiffons dans la chaudière où on les répartit également, puis le traitement se continue comme précédemment.
Fig. 6.
.La figure G représente l’ensemble d’un lessiveur sphérique ordinaire.
Nous donnons aussi (fig. 7, 8, 9) les détails d’un bon appareil de ce genre diï à MM. Séraphin.
La figure 7 est une section verticale laite par l’axe des sphères; nous représentons deux lessiveurs conjugués.
La figure 8 est un plan de la transmission de mouvement qui fait fonctionner les deux appareils.
La figure 9 est une élévation latérale de cette transmission.
Chacune des sphères M, M' possède un système différent d’amenée de vapeur. Leur diamètre est de lm,900. Elles peuvent contenir 600 kilogrammes de
chiffons.
A l’intérieur des sphères se trouve une tôle m peu épaisse qui forme double fond et qui est reliée à la paroi intérieure par des cornières n. Dans l’espace annulaire m' est amenée la vapeur.
Le double fond m est percé de trous d’environ 10 millimètres, il reçoit soit
des palettes N, soit de fortes dents.
Dans la sphère et son double fond se trouve percée une ouverture O par laquelle on introduit les chiffons et qui est fermée par un couvercle O' maintenu soit par des boulons, soit par de petites presses à \is.
Un reniflard P a pour but de fonctionner comme soupape de sûreté et
comme soupape de rentrée d’air.
Sur chaque sphère se trouve un robinet Y qui sert à faire écouler entièrement la lessive lorsque l’on vide l’appareil.
On voit que chacune des sphères est supportée par deux tourillons creux H, R' tournant dans les paliers Q.
Une transmission composée de poulies XX' et de plusieurs engrenages sert à donner aux sphères le mouvement de rotation. Les diamètres des engrenages sont calculés de façon à ce que le mouvement des lessiveurs soit assez lent.
Chacun des deux tourillons R, R' est creux. La vapeur et les lessives peuvent être amenées de différentes façons. Dans la première, un tuyau central A se branche sur une culotte portant deux robinets a, a'. A l’intérieur du lessiveur se trouve un tuyau A' recourbé, pénétrant comme le montre la figure dans le double fond et qui tourne avec l’appareil.
Par le tourillon opposé R' passe un tube fixe R d’une part, se raccordant à la culotte munie de deux robinets b , b' et pénétrant d’autre part dans la sphère par un coude à vis R'.
Dans l’autre lessiveur se trouve figurée une disposition différente. La vapeur
arrive par une pomme d'arrosoir c fixée sur la paroi interne du lessiveur. Au côté opposé sont deux tubes fixes B' et C dont l’un vertical recueille les vapeurs, tandis que l’autre descendant amène l’eau ou la lessive.
Sous chaque lessiveur se trouve installé un réservoir métallique H percé de Irons dans lequel on reçoit les chiffons qui s’y égouttent.
Ces lessiveurs sphériques fonctionnent comme le lessiveur cylindrique décrit précédemment. Leur diamètre intérieur variable dépasse rarement 2m,50. Les lessiveurs cylindriques, beaucoup plus encombrants, ont des diamètres qui varient entre lm,80 et 2m,50 et des longueurs pouvant atteindre 6 mètres.
Nous donnons (fig. 10) l’ensemble d’un lessiveur sphérique qui a sur les systèmes précédemment décrits l’avantage d’une certaine simplicité, mais qui fonctionne exactement de la même manière.
Fig. 10.
On a fait divers reprochés aux appareils que nous venons d’étudier. Leur construction est généralement assez coûteuse, et surtout ils sont sujets à un très grave inconvénient, celui de pouvoir faire explosion. Ces explosions sont quelquefois subites et paraissent souvent inexplicables. Étant admis que la qualité du métal qui forme les appareils n’est pas mise en jeu, que la construction n’est pas défectueuse, on ne peut guère les attribuer qu’aux fatigues supportées par les lessiveurs, aux ébranlements qui résultent de la rotation
constante, aux dilatations et aux contractions successives qui fatiguent beaucoup les riv lires.
PAUL CHARPENTIER
L E P A P I E Pi
Quoi qu’il en soit, il est indispensable que les épaisseurs de métal soient rigoureusement calculées.
Redtenbacher a donné pour l’épaisseur d’une chaudière à vapeur cylindrique en fer la formule suivante :
dans laquelle :
D Indique le diamètre intérieur en centimètres de la partie cylindrique. d Est l’épaisseur de la paroi.
n Est la pression en atmosphères à laquelle la paroi est soumise.
Si, par exemple, nous avons un lessiveur cylindrique de lm,80 de diamètre, recevant de la vapeur à six atmosphères, nous aurons :
Quand la chaudière est sphérique, la formule devient :
Si, par exemple, nous avons un lessiveur sphérique d’un diamètre D égal à 2m,55, nous retrouverons d = 0m,02J6. On voit donc qu’un lessiveur sphérique ayant un diamètre égal à 2m,55 ne nécessite pas une épaisseur de tôle plus grande qu’un lessiveur cylindrique n’ayant que lm,80 de diamètre.
En pratique toutefois, avec des fers ou aciers de très bonne qualité, on peut se tenir un peu au-dessous des chiffres donnés par les formules précédentes.