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ÉGOUTTAGE, PRESSAGE DES PATES

Nous avons dit que si le blanchiment devait se faire avec le chlore gazeux, l’égouttage de la pâte devenait indispensable pour que l’action du gaz fut plus efficace.

Généralement, cet égouttage peut se faire tout naturellement dans de grandes caisses dont le fond se trouve recouvert par une toile métallique. Dans ce cas, le temps nécessité par l’égouttage varie avec la nature des chiffons qui ont servi à préparer la pâte. Les chiffons tendres demandent deux jours seulement, ceux de fil et les chiffons durs doivent rester de huit à dix jours. Mais cet égouttage naturel nécessite de grands emplacements et prend beaucoup de temps ; on a donc cherché à éviter ces inconvénients par l’emploi d’appareils mécaniques, qui sont des presses ou des turbines essoreuses.

Les presses employées sont ordinairement des presses hydrauliques à plateaux horizontaux ou verticaux, comme celles représentées figures 23 et 24.

Dans le système Thomasset à plateaux horizontaux (fig. 23), on dispose la pâte dans une cuve cylindrique percée de trous sur toute sa surface; cette cuve est mobile sur un petit wagonnet circulant sur un chemin de fer. La vis du haut de la presse peut être mue à la main ou commandée par poulies et courroies.

Le gâteau extrait de la cuve après pression est ensuite déchiré en morceaux.

La figure 24 montre une disposition horizontale dont le fonctionnement est analogue à celui des filtres-presse que nous avons décrits ailleurs. (Le Sucre , par P. Charpentier.) On peut aussi employer les essoreuses ou turbines à force centrifuge, analogues en tous points à celles que nous avons décrites également dans l’ouvrage que nous venons de citer.

Ces appareils fonctionnent soit au moyen de poulies et courroies, soit au moyen de petites machines à vapeur fixées sur eux et les actionnant directement (fig. 23 et 26).

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