COMPOSITION DES PATES
Nous dirons quelques mots de cette opération, toute industrielle, mais très importante et souvent décisive dans la fabrication du papier.
En général, les papiers tins doivent être composés presque exclusivement par des pâtes provenant de chiffons de fil ou de coton blancs.
Les toiles fines servent à la fabrication des papiers pelure de qualité supérieure; quant aux basses qualités on les confectionne avec des cordes non goudronnées, lessivées et blanchies complètement.
Pour les coquilles, on emploie les chiffons blancs et n’ayant subi qu’une légère usure; les qualités inférieures peuvent se faire avec des ourlets propres et des cotonnades blanches.
Si l’on veut fabriquer du papier destiné aux impressions de luxe, on devra n’employer que des chiffons blancs usés ou des cotons très propres.
Quant aux papiers devant contribuer à la confection de livres communs, on les fabriquera avec des cordes et des cotonnades de couleur.
Les papiers destinés à la gravure doivent être moelleux; pour atteindre ce but, on doit y introduire une forte quantité de coton. Si l’on y ajoute du kaolin, on aura soin de le dépouiller de la silice libre qu’il contient presque toujours.
Enfin, pour les papiers buvards colorés, on peut employer directement, sans blanchiment, des cotonnades colorées ayant la nuance que l’on veut obtenir.