‹ Le PapierChapitre 51 sur 178 · ETA · texte numérisé non relu

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autres pignons f qui forcent les crémaillères courbes g à soulever les deux épurateurs M et O.

L’épurateur Ilotson, également souvent employé, est représenté figures 64 et 65.

Il a pour principal avantage de remplacer les grandes surfaces d’épuration par un seul châssis disposé de telle façon que les plaques sont constamment propres. En outre le nettoyage de l’épurateur étant supprimé, il y a moins de pâte perdue, et le poids du papier est plus régulier.

Le tuyau M amène la pâte sur le sablier, celle-ci arrive ensuite à l’épurateur N. On voit que les plaques sont inclinées vers la rigole V, qui règne sur toute la longueur de l’appareil et communique avec un tuyau P situé au-dessous.

Un courant s’établit alors qui, entraînant les diverses impuretés, les fait tomber dans la rigole V.

La pâte et les impuretés arrivent dans le conduit Q, puis repassent sur l’épurateur R; ce dernier retient à sa surface les corps étrangers et laisse passer la pâte et les eaux, qui alors sont reprises par une roue à augets S, pour revenir à l’appareil par le tube T.

On n’a besoin de nettoyer l’épurateur R que de temps à autre, et cela se fait très facilement.

Les épurateurs présentent souvent l’inconvénient de faire varier le poids du papier pendant la fabrication. Ceci est dû à l’obstruction partielle des plaques.

L’épurateur de Montgolfier n’a pas cet inconvénient, car son fonctionnement est basé sur ce que les impuretés sont plus lourdes ou plus légères que la pâte. Si donc on donne une assez grande hauteur à l’appareil, on pourra facilement opérer la séparation des matières par suite de leurs différences de densité. L’épurateur dans ce cas remplit en môme temps l’office de sablier. Les impuretés plus lourdes que la pâte se déposent au bas de l’épurateur, et de temps à autre on vide le fond à l’aide d’un robinet.

Afin d’empêcher la variation dans le poids du papier au moment de cette vidange, on ouvre en môme temps un petit réservoir de pâte placé latéralement, qui maintient constant le niveau dans l’épurateur. Un aréomètre avec aiguille indicatrice permet à l’ouvrier déjuger à chaque instant si la densité de la pâte est convenable.

Enfin, nous donnons figures 66 et 67 l’ensemble d’un épurateur-sablier vertical à double rangée de plaques, système Escher-Wyss. La figure 67 montre l’appareil avec les plaques relevées.

Cet épurateur sablier à plaques inclinées ou verticales, agit par succion des fonds mobiles; il se distingue par une marche silencieuse. Ses organes s’usent peu. L’épuration de la pâte peut s’y faire avec des plaques moins fines que dans les autres systèmes.

Pour faciliter le nettoyage des plaques, l’épurateur vertical est disposé de façon à ce que l’on puisse facilement sortir tout le jeu de plaque comme l’indique la figure 67.

ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE

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