E N C Y G L 0 P E D 1 E GUI M I Q U E
i est le tuyau d’alimentatiou du réservoir.
I est uu tuyau de trop-plein.
m est une gouttière destinée à recevoir les égouts du feutre.
n, levier servant à déplacer l’appareil de façon qu’il ne soit plus en contact avec la calandre. Le réservoir est soutenu à ses deux extrémités par des bras en fer p fixés aux montants de la machine à calandrer.
MACHINE A TREMPER LE PAPIER EN FEUILLES (Terme)
Les deux figures 95 et 96 représentent : la première, une machine dans laquelle le papier est enroulé sur un cylindre, et la seconde, une machine où il est transporté liorizontaloment-cntre des rubans.
Dans la première machine, le papier margé sur la table M est mis à la main feuille par feuille ou par paquets de plusieurs feuilles sur le cylindre N, animé d'un mouvement de rotation.
Le papier se trouve donc entraîné entre le cylindre et les rubans placés sur les trois rouleaux 0 0' 0". La brosse P, constamment mouillée par l’eau s’écoulant du tuyau m, est animé d’un mouvement de rotation indépendant de celui du cylindre N.
Les crins de la brosse courbés par la règle n se redressent et projettent l’eau en pluie fine sur le papier. La quantité d’eau projetée peut être réglée à volonté par la vitesse de la brosse et l’inclinaison de la règle n.
Les feuilles de papier sont dégagées du cylindre et des rubans au moyen des docteurs R et S. L’eau projetée en dehors du papier, en haut et en bas est reçue par les tôles T et U et retombe dans un réservoir V.
La table M articulée est supportée par un levier à came p qui permet de régler sa hauteur suivant l’ép lisseur du papier.
Dans la seconde disposition, le papier est entraîné entre les rubans a, et il est mouillé par l’eau que lance la brosse A, comme dans le cas précédent.
Cette machine n’est pas encore consacrée par la pratique, mais ses dispositions nous ont paru assez intéressantes pour être signalées.
MACHINE DERNIAINE
Un des premiers perfectionnements importants apportés dans la construction des satineuses ou glaceuses repose dans l’établissement de la machine dont nous allons parler.
Jusqu’alors l’opération du glaçage s’était faite à l’aide d’un laminoir à deux cylindres bien polis et bien dressés pouvant se rapprocher au moyen d'une poignée qui commandait, par l'intermédiaire d’un arbre portant deux vis sans fin et deux roues dentées, deux autres vis pressant sur les coussinets supérieurs.
Dans les anciennes machines, le papier trempé, c’est-à-dire légèrement humide, est encarté, placé, feuille à feuille entre deux plaques de zinc parfaitement dressées, et 25 feuilles ainsi réunies forment un paquet qui est engagé entre les cylindres du laminoir.
On fait quelque effort pour entrer l’extrémité des plaques de zinc, les cy-
nulrcs étant à une distance nécessaire Dour fournir le serrage convenable, puis
à l’aide de manivelles et d’un moulinet on tait tourner le cvlindre intérieur pour forcer le passage des plaques.
ENCYCLOP. CH1M
Lorsque les plaques sont sur le point de s’échapper des cylindres, on diminue un peu l’écartement de ceux-ci, puis on donne une nouvelle pression pour taire passer par un mouvement en sens contraire des manivelles, une seconde lois entre les cylindres, les plaques rapprochées par une première compression, et le glaçage est terminé. On sépare ensuite le papier des feuilles de zinc.
Cette manière d’opérer a reçu dans la machine qui nous occupe deux perfectionnements importants.
En premier lieu, on a remplacé par une transmission mécanique le mouvement imprimé à la manivelle par la main d’un ouvrier; en second lieu, on ne laisse pas à l'ouvrier le soin d’apprécier le réglage de l’écartement des cylindres.
Au lieu d’un seul laminoir, la machine en comprend deux, placés l’un derrière l’autre. Les cylindres' du second sont plus rapprochés que ceux du premier, ils sont destinés à donner la seconde passe par un seul et même mouvement.
Ces deux jeux de cvlindres, mus avec la meme vitesse, commandes pai des roues d’engrenage égales, une ibis convenablement réglés, produisent un glaca°e partait avec un accroissement très notable de rapidité par suite de la sup-
pression du changement de sens du mouvement.
Quand des papiers d’épaisseur différente doivent être laminés en même temps, on atteint le degré de pression convenable en ajoutant ou en ôtant une des feuilles minces de zinc qui entrent dans chaque paquet.
La figure 97 représente un appareil semblable à celui que nous venons de décrire.
En résumé, le laminoir à quatre cylindres active beaucoup le travail, car, au moyen d’un serrage un peu plus fort d’une des paires de cylindres, on peut glacer en une seule passe au lieu de ramener le papier une seconde fois sous le laminoir.
Une machine de ce genre ayant des cylindres de 1 mètre de long peut coûter, à Paris, environ 5.000 francs.
MACHINES A CALAXDRER
Nous avons dit que le satinage du papier pouvait s’effectuer aussi à l’aide de machines nommées calandres, qui peuvent comporter un nombre variable de
cylindres. Ces calandres sont indispensables lorsque l’on veut lisser le papier en rouleaux.
ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE
Dans ce cas, le papier est d’abord enroulé sur des cylindres placés en tête de la calandre; lorsque celle-ci est composée de trois cylindres, dont deux en métal et le troisième, celui du milieu, en papier, on fait d’abord passer la feuille entre le premier et le second cylindre, puis elle repasse entre celui-ci et le troisième qui est à la partie inférieure.
Fig. 99.
Le lissage en rouleaux, principalement pour les papiers larges, offre certaines difficultés. Toutes les génératrices en contact doivent subir une pression uniforme pour empêcher le papier de se plisser.
Les figures 98 et 99 représentent une calandre à satiner comportant huit rouleaux.
Avec cet appareil, on peut satiner les papiers sans fin des deux côtés à la lois, en une seule opération.
En adaptant la calandre au satinage continu des papiers sans fin, on réalise une grande économie de main-d’œuvre et l’on évite l’emploi toujours très onéreux des feuilles métalliques en usage dans les presses à satiner ordinaires.
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l'AUL CHARPENTIER — LE PAPIER
La machine se compose de deux châssis verticaux disposés de façon à rendre facile le changement des huit rouleaux auxquels ils servent de supports.
Deux de ces rouleaux sont en fonte, ils ont 0m,40 de diamètre. Deux autres rouleaux creux, fondus en coquille, ont 0m,25 de diamètre. Les quatre derniers rouleaux sont en papier mâché ou en coton comprimé à la presse hydraulique, leur diamètre est égal à 0m,40.
Z ^Courtier
Fig. 100.
Les coussinets en bronze glissant dans des guides verticaux, la pression est donnée aux cylindres en les faisant mouvoir, soit à Laide d’un levier, soit avec les vis placées à la partie supérieure des bâtis.
Le papier peut être trempé à l’aide d'une machine spéciale comme celles que nous avons décrites précédemment. Cette opération n’est d’ailleurs nécessaire que pour certaines qualités de papier.
Le papier est amené à la calandre à l’aide d’un dévidoir; il est enroulé à nouveau à sa sortie de la machine. Chaque côté du papier reçoit le même degré
ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE
de glaçage qui s’augmente en raison inverse de la vitesse imprimée à la machine.
Une machine à vapeur fixée sur le bâti permet de faire varier la vitesse de la calandre en raison de la qualité et de la largeur du papier passant aux rouleaux, ainsi que du degré de glaçage que l’on veut obtenir. Les rouleaux creux sont chauffés par la vapeur d’échappement.
La perfection du satinage dépend aussi beaucoup de la densité de l’homogénéité et de la ténacité du métal des cylindres calandreurs.
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La calandre que représente la figure 100 est construite par M. L’Huillier. Elle a 10 rouleaux. Cette machine s’emploie spécialement pour le glaçage des papiers d’impression et pour ceux destinés à la chromolithographie.
Cette machine est susceptible de donner une grande production sans déchet.
Comme on le voit, les cylindres sont guidés par de rigides bâtis, et leur entraînement se fait sans vibration. Le mouvement principal est donné à la machine par l’intermédiaire de deux engrenages mus par des poulies.
Des détacheurs et des conducteurs guident la feuille de papier dans son parcours complet sur les cylindres.
La marche de la calandre peut atteindre 60 mètres par minute. Enfin, nous donnons figure 101 la perspective d’une calandre à douze rouleaux, mue directement par une petile machine à vapeur oscillante fixée à son bâti. Les rouleaux de cette calandre sont en papier; ces rouleaux sont fabriqués à l’aide d’une presse hydraulique pouvant produire une pression dépassant 3 millions de kilogrammes; le papier ainsi comprimé devient excessivement dur et durable.
Lorsque l’on veut régler le papier en noir ou en couleur, on emploie des machines à régler dans la description détaillée desquels nous ne pouvons entrer, nous en donnerons cependant deux exemples dans les figures 102 et 103.
Ce sont des machines à régler et à quadriller munies de polisseurs automatiques.
La machine 102 peut produire 5.000 feuilles à l’heure du format 46 centimètres sur 36, très bien réglées des deux côtés en une, deux ou trois couleurs simultanément. Elle peut être desservie par un seul ouvrier et fonctionner soit à bras, soit à vapeur.
La machine 103 sert à régler les registres; elle est dite à double cylindre. Le pousseur automatique qui lui est adjoint pousse les feuilles très régulièrement.
Cette machine peut régler 30 rames de grand-livre en dix heures de travail avec un seul ouvrier.
Les diverses opérations que comprend la fabrication du papier ordinaire de chiffons se terminent par te comptage et la mise en rames.
On sait qu’une rame se compose de 500 feuilles ou de 20 mains de 25 feuilles. Des ouvrières spéciales très habiles sont occupées à compter les feuilles. Puis les rames de papier sontplacées le soir sous une presse pour être empaquetées le lendemain.