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FABRICATION DU PAPIER DE PAILLE ORDINAIRE

Depuis un certain nombre d'années, la consommation du papier de paille s’est considérablement accrue. La France possède un nombre considérable do fabriques produisant cette espèce de papier.

La paille est d’abord choisie avec soin; elle ne doit pas renfermer d’herbes étrangères qui altéreraient sa couleur et nuiraient à la solidité du papier. On préfère ordinairement les pailles renfermant peu de moelle, parce que cette dernière est attaquée rapidement par la chaux que l’on emploie pour préparer la pâte, et qu’il en résulte pour la feuille une diminution de résistance.

On doit remiser la paille sous des hangars, sinon la pluie et le soleil l’altèrent rapidement, la font pourrir, et lui donnent une couleur noire qui reste ensuite dans le papier.

La paille est amenée ensuite au coupage. Cette opération se faisait autrefois au moyen d’un appareil formé de deux plateaux armés de lames hélicoïdales tournant rapidement devant une contre-lame; on a remplacé depuis cet appareil par le hache-paille ordinaire, usité en agriculture.

Ces instruments doivent réaliser plusieurs conditions :

1° Ils doivent couper en fragments de longueur plus ou moins grande à volonté;

2° Ils doivent exiger, par kilogramme de paille coupée à 1 centimètre de longueur, par exemple, le moins possible de travail moteur;

350 kilogrammes de paille de maïs a I fr. 50

Nettoyage .

Combustible .

Lessivage, produits chimiques .

Blanchiment, produits chimiques .

Frais généraux .

224 ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE

3° Ils doivent être d’une conduite facile, d’un entretien peu coûteux, et d’une grande durée;

4° Ils doivent être d’un prix modéré.

Les hache-pailles comprennent trois dispositions principales de lames. Tantôt la lame guidée par une bielle est animée d’un mouvement alternatif, comme dans ceux dits à guillotine, tantôt les lames sont disposées à la surface d’un cylindre creux suivant une hélice allongée. Ces deux dispositions sont aujourd’hui généralement abandonnées; on leur préfère les instruments dans lesquels les lames sont fixées dans le plan d’un volant; la paille à couper s’avance perpendiculairement à ce plan. Le tranchant des lames est convexe, mais plan; l’affûtage et le réglage sont beaucoup plus faciles.

La partie tranchante du hache-paille est la plus importante de l’appareil; la matière doit être convenablement comprimée pendant le passage du couteau. Si

la pression est insuffisante, le coupage se fait mal et la lame se fatigue; si, au contraire, elle est trop énergique, on dépense en pure perte une force plus ou moins considérable.

Ce mécanisme doit donc être disposé de façon a exercer une pression régulière, quelles que soient les variations de l’alimentation. En outre, il doit donner le moyen de faire varier la longueur de la paille hachée dans des limites assez étendues.

Nous donnons, figure 118, l’ensemble d’un hache-paille qui a pour caractère particulier que tout le mécanisme est monté sur un bâti en bois ou en fonte, et qu’il peut être disposé avec une ou plusieurs lames, qui sont fixées sur un volant dont l’axe horizontal est directement actionné par le moteur au moyen de la poulie de commande A.

La paille est amenée sous les lames par deux cylindres cannelés NN' tournant en sens contraire.

Le cylindre inférieur ne se déplace pas. Il porte à son extrémité un engrenage M recevant le mouvement d’une vis sans fin O placée sur l’arbre du volant. Le cylindre supérieur N' est mobile; il se lève suivant l’épaisseur de la paille engagée. Ce cylindre reçoit le mouvement d’une chaîne sans fin P, articulée, à maillons réguliers. Cette chaîne passe sur un engrenage porté par l’axe du cylindre inférieur. Sur l’axe du cylindre supérieur se trouve une roue dentée qui engrène avec la chaîne.

La chaîne se tendant pendant la marche, il s’ensuit qu’elle appuie continuellement sur l’engrenage du cylindre supérieur.

Cette disposition permet donc de rendre mobile le cylindre supérieur, ce qui contribue à la bonne marche de l’appareil.

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