NUMÉRO
POIDS
POIDS
du tamis
du carbonate de soude
du carbonate de soude
o ii l’ échantillon
contenu dans 1 lilre
contenu dans 1 kil.
a été prélevé
de la liqueur.
de pâte sèche et pure.
grammes.
grammes.
Le dernier nombre de la troisième colonne de ce tableau donnant la quantité d’alcali qui reste dans la pâte après lavage, par suite la quantité perdue dans la fabrication, il est facile de se rendre compte de cette perte si l’on admet que 50 kilogrammes de pâte sèche sont produits par 100 kilogrammes de paille. Cette dernière demande, pour être transformée en pâte, une quantité de soude caustique égale à ceile renfermée dans 25 à 28 kilogrammes de carbonate de soude. 11 résulte de ces nombres que la perte en alcali par l’emploi du laveur Lespermont est réduite à un demi pour cent de la soude introduite dans la fabrication pour la cuisson de la paille.
Quant au blanchiment de la pâte de paille, il se fait dans de grandes piles blanchisseuses renfermant 500 kilogrammes de pâte. Dans la pile se meuvent une roue à ailettes marchant lentement, et un tambour laveur, qui épaissit la matière. On ajoute ensuite la dissolution de chlorure de chaux et l’on met en marche. Quand -le mélange est complet, on laisse le chlore agir pendant deux fois vingt-quatre heures.
Lue fois le blanchiment terminé, la pâte est envoyée aux caisses d’égouttage si elle doit être employée dans la fabrique même, ou au presse-pâle lorsqu’elle doit être expédiée.
J On dépense environ 25 kilogrammes de chlorure de chaux pour blanchir 100 kilogrammes de pâte sèche.
ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE
La revivification de la soude se fait, avons-nous dit, très souvent au moyen du four Porion, qui comprend deux parties distinctes correspondantes aux deux opérations évaporatoires qui sont :
Evaporation des eaux noires jusqu’à consistance sirupeuse.
Concentration définitive de ce sirop jusqu’à la prise en masse.
On a donc d’abord une série de fours à réverbère commençant l’évaporation jusqu’à consistance sirupeuse, puis à la suite de longues galeries terminant l’évaporation. Cette dernière partie de l’appareil est chauffée par des chaleurs perdues ainsi que par la combustion des matières organiques renfermées dans la masse.
Des arbres moteurs pourvus de roues à palettes sont placés transversalement dans l’intérieur des fours et par leur mouvement rapide projettent constamment le liquide en travers de la flamme. Il s’ensuit que le liquide se présentant sans cesse à l’action de la chaleur sous la forme d’une pluie fine, les surfaces de contact, c’est-à-dire les surfaces chauffées, sont multipliées dans des proportions considérables et l’évaporation se fait rapidement et complètement.
Le salin que l’on obtient ainsi est transformé ensuite en soude caustique par le procédé suivant dû à M. Lespermont.
Quatre bassins de caustification sont placés au premier étage de l’atelier, près d’eux sont disposés deux bassins ou réservoirs de soude caustique.
Le premier bassin, M, par exemple, est rempli d’une certaine quantité de salin à caustifier auquel on ajoute de l’eau; la température est amenée à 3o degrés et la masse est mise en mouvement au moyen d’un agilateur.
Un second bassin N reçoit une certaine quantité de chaux sur lequel on envoie une dissolution de carbonate de soude. Puis le liquide du bassin M est envoyé par une pompe dans le bassin N. L’agitateur mélange complètement le lait de chaux et le carbonate de soude qui est décomposé et se transforme en soude caustique.
Le liquide éclairci est envoyé alors dans un des réservoirs de soude caustique. Le bassin N contient un dépôt renfermant du carbonate de chaux, de la chaux non attaquée et une certaine quantité de lessive caustique. Le salin du premier bassin M est alors lavé une seconde fois puis transvasé comme précédemment dans le bassin N, et ces manœuvres sont recommencées plusieurs fois jusqu'à ce que la liqueur alcaline atteigne 10 degrés Baumé.