‹ Le papyrus judiciaire de Turin et les papyrus Lee et RollinChapitre 25 sur 87 · Voyez Xoias propres · texte numérisé non relu

Voyez Xoias propres

rÉgypte : c'est dire assez rimportance qu'il devait avoir.

La 2"^ rul)rique (v, 4) se rapporte à d'autres complices de Pal-baka-kamen que nous avons reconnu pour l'agent principal de Pen-houï-ban, et à ceux de deux autres des principaux conjurés, nommés Paï-as et Pen-ta-our (cf. v, 7j. Ils sont au nombre de six, en tôte desquels apparaît Paï-as luimême, capitaine d'archers, qui pouvait disposer de forces militaires, ce qui est aussi à noter (v, 5). Tous sont étrangers au harem, et ils paraissent avoir été graciés après condamnation; on voit cependant plus loin (Vj 7 et vi, 1) que Penta-our et Paï-as eurent chacun une peine à subir. Le texte ne donne pas le détail de la culpabilité de ces six personnages.

La S*' rubrique (v, 6) est relative à quatre complices des femmes du harem, qui n'eurent d'autres rapports avec les premiers instigateurs que de s'unir à leur cause. A leur tête se trouve Pen-ta-our (v, 7) qui nous est déjà connu comme l'un des chefs de la conspiration, associé à Paï-bakakamen et à Paï-as (v, 4), et conséquemment personnage important qui doit attirer notre attention. Il est amené pour le délit qu'il commit (à cause) de Taïï, sa mère, lorsqu'elle s'entretint avec les femmes du harem dans le but de faire tort à son seigneur dittéralement au seigneur de lui).

Le texte s'exprime ainsi à son égard :

pâï Un - tû s'^od-n-ic jk'il l.ï irin,

littéralement : « l'ayant été dit cà lui l'autre nom, » celui qui fut appelé de l'autre nom, connu sous l'autre nom, et cet autre nom n'est pas écrit : il y avait donc probablement quelque raison pour qu'on dût le cacher (v, 7).

Ce personnage n'est qualifié d'aucun titre, tandis que les dignités et professions de tous les autres accusés sont soigneusement désignées; cependant sa condition, pas plus

que son nom, ne pouvait être inconnue des magistrats, puisqu'il était fils de la femme appelée Taiï qu'on a vue dans le harem en rapport avec Pai-baka-kamen (iv, 2). Si le texte se tait à cet égard, c'est donc sans doute aussi pour la raison ignorée de nous qui le fit mentionner seulement sous un pseudonyme, et non sous son nom véritable. Il est^ de plus, le seul des accusés dont l'indication personnelle, dans l'acte d'accusation, ne soit pas précédée de l'épithète flétrissante de t2?'e/v^, âà a grand criminel ». Or, rien n'autorisant à supposer trois omissions successives dans l'un des manuscrits les plus beaux et les plus soignés qui soient parvenus jusqu'à nous, ce dernier fait doit être expliqué comme les deux autres, c'est-à-dire par quelque raison qui s'opposait à la flétrissure de la personne, aussi bien que du véritable nom et du titre de cet individu. Il pouvait donc être puni judiciairement en vertu des lois, mais non déshonoré par une dégradation ofTicielle, et ce n'est qu'une question de rang ou de naissance qui lui valut ce privilège. Sa mère s'appelait Taïï (v, 7); nous l'avons déjà vue conspirant avec Paï-baka-kamen et les femmes du harem royal (iv, 2; V, 7); elle semble être comprise dans l'expression collective qui désigne ces femmes (iv, 3; v, 8-10). Elle devait donc appartenir elle-même au harem pharaonique, c'est-à-dire que, si elle n'était pas esclave ou pallacide du roi, elle devait être une validé de la famille royale. Ces considérations nous amènent naturellement à penser que si Pentaour n'était pas un fils de Ramessès 111, il pouvait appartenir de près ou de loin à sa famille, et cette conclusion très probable de nos observations explique tous les faits que nous venons de constater, c'est-à-dire pour quel motif ce personnage est désigné d'une manière mystérieuse et tout â fait exceptionnelle.

M. E. de Rougé a effectivement sio-nalé un fait analogue

en expliquant les textes relatifs à la grande expédition de l'an \' de Ramessès II ; quand ce pharaon adressa des reproches

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