‹ Le papyrus judiciaire de Turin et les papyrus Lee et RollinChapitre 37 sur 87 · LE TRIBUNAL · texte numérisé non relu

LE TRIBUNAL

La commission judiciaire que le roi institua (ii, 1) dans le but de statuer sur la culpabilité des accusés, avec recommandation de la plus grande sévérité pour les coupables, se compose de douze membres. Parmi ces personnages, on distingue en première ligne trois grands fonctionnaires, c'est-à-dire deux 1^ nïn mer-h^e;^* « intendants du trésor' », et un SSt ^fc^ U () ?^ Y • ■^^àï-x^û « ptérophore, ou

porte-chasse-mouclie ' ». Après eux sont nommes cinq =0= \J^ (officiers?), fonctionnaires dont les attributions ne sont

\ -/1 1 '^ 1/ Pv "îk /fi

pas encore bien connues \ puis un I ^^ v\ g7\ sûten-

ûhemû « interprète, répétiteur, ou rapporteur royal », dont les fonctions pouvaient être analogues à celles du procureur du roi dans les tribunaux modernes', deux iiii M' 'K r

/■wVWW I I ^ O ^ la A/^VVV\ ira. tLI (m

"K^ v\ ^^ sx^à n ta a^s-t nà s*âû « grammates du lieu

des livres », c'est-à-dire de la bibliothèque ou des archives, et enfin, un ^'^fj^j^P'^^fl!) ^ -•'^^^■-''^^/'*^' « ^^^^^1-

1. M. Chabas, dans ses Mélanges égyptologiqucs, 1. 1, p. 12, remarque que les fonctionnaires investis de cette charge sont, parmi d'autres officiers de titres divers, ceux qui remplissaient le plus souvent les fonctions de juges.

2. Ce titre était supérieur à celui des JJabcUifcres ou porte-oinhrcllcs, dans l'armée égyptienne. M. E. de Rougé, dans son Cours au Collège de France, a comparé les portc-chassc-moitchcs aux maréchaux, et les porte-ombrelles aux généraux.

Page 1