IV, 2.) m, per-x'en-t-u « harem, gynécée
Voir chap. iv. Cf. Maspero, Essai sur la grande Inscription d'Abydos, p. 31, note 1.
M. Chabas a été le premier à rapprocher la forme r-bûnr du copte cko\ T. « a, ab, e, ex ». L'identité de la forme hiéroglyphique avec la forme copte s'établit sur une règle de transcription indiquée par M. E. de Rougé dans sa Chrestomathie (t. I, p. 41). Il est à observer que les groupes \\>, , , qui semblent être syllabiques, de même que les
suivants : J^, , 1k ' ' iIt 4S(1' ^^^•' ^'^^P^^^i^iit avec des valeurs purement alphabétiques et de préférence à l'alphabet ordinaire, dans la transcription de tous les mots étrangers à la langue égyptienne. On ne saurait pourtant conclure de là, avec certitude, que le mot bûnr =■ bûV soit d'origine étrangère. Je crois, au contraire, que c'est un dérivé du radical antique <=>, per, dont l'emploi comme
particule n'existe pas dans la langue sacrée. Ce dérivé, déformé par l'usage, en adoucissant p en b et r en l, a pu se conserver dans la langue vulgaire et y être repris, à une certaine époque, avec une orthographe particulière semblable à celle des mots étrangers, pour le distinguer comme eux de la langue des divines paroles. Un autre exemple de l'emploi de ces groupes particuliers se trouve un peu plus haut dans la phrase suivante 'A\ \\^ ^s^ \\ i
(iv, 2) a^û-w a'r-t ûâ a'-rmâ-û, litt. : « il fit un avec elles, » c'est-à-dire « il s'unit à leur cause ». Le mot a'rmâ ou a'rmâû (iv, 4, etc.) « avec » a été également expliqué par M. Chabas {Le Papyrus magique Harris, p. 173, et Glossaire, n° 14) ; mais il ne peut pas répondre au copte eTJu.*.
« ensemble », qui n'est qu'une contraction de l'expression e-oTJUd., dérivée de la forme antique r ûâ ma « en un lieu ». C'est un mot d'origine étrangère qu'on ne rencontre dans aucun ancien texte du Livre des Morts ; je le crois d'origine
sémitique et composé de deux mots conservés en arabe, J,[
et ^, qui possèdent le même sens : una cum, ciim. Il fut
particulièrement usité à l'époque des Ramessides.
18. (IV, 2; V, 3.) ^ — ^^ „, nû ou nenûn) « exciter, secouer, pousser, inciter » (Chabas, Glossaire du Papyrus magique Harris, n° 398). itoem M. Commovere, agitare; commoveri, agitari.
19. (IV, 2; V, 6.) ^ 1\ |\ %^, tehàmû « inviter, exciter, pousser », =Teg^ejui T. B. ^t^^J^xx, -acog^eju M. Twg^xi. T. Tè^g^A*. B. Td^g^Aie T. B., vocare, invitare; Twg^jû. eg^oTn T., invitare intus, adiré aliquem, pulsare.
20. (IV, 2; V, 3.) I%(lf|^^' x'erûï-u « malfaiteurs, méfaits ». Cf. igco^ T. M., spoliare, diripere, auferre, evacuare, deprœdari; = bb^; pequjcoA T. M. Prœdator, rapax.
= W>& x'erâ et !'v>ûû ^i (pl-) ^^ celui qui hait, ennemi » (Chabas, Hymne à Osiris, p. 13 et 71, et E. de Rougé, Athénœum français , 1855, n° 44); « criminel, hostilCj ennemi;, brigand » (Chabas, Glossaire du Papyrus magique Harris, n° 739). Cf. Papyrus Sallier n"" 1, pi. VII, 5, et le mot x'erû qui désigne tous les accusés dans notre manuscrit (Voyez chap. vi, § 2, et note 31).