‹ Le paquebot: comédie en trois actes et en versChapitre 17 sur 50 · MARIO, LE CAPITAINE, SAINT-MARCEL · texte numérisé non relu

MARIO, LE CAPITAINE, SAINT-MARCEL

SAINT-MARCEL, allant au-devant.

Ah ! c'est le capitaine !

LE CAPITAINE

Oui, je descends à terre

Je ne quitte jamais Herminie ; h son âge Une femme peut bien, dans son isolement, S'ennuyer toute seule et choisir un amant....

N'insultez pas les mœurs d'un paquebot qui file Vingt nœuds , ou reprenez le chemin de la ville ; Songez bien qu'au moment où vous quittez le port, J'ai sur vous, sans appel, droit de vie et de mort.

LORRAIN

Mais de grâce, monsieur, soyez donc équitable. Quand verrai-je Herminie ?

LB CAPiTAlNE.

A cinq heures, k table.

Sur le pont, il vous est permis de vous asseoir Auprès d'elle, le jour ; mais quand tombe le soir, Conformément aux lois de la marine austère , Mon pudique vaisseau devient un monastère.

Et je fais établir avec juste raison.

Même entre deux époux, une triple cloison.

La consigne est pour tous : que cela vous console. Bonsoir, je vais là-haut consulter la boussole.

LORRAIN, effrayé.

Sommes-nous en péril?

LE CAPITAINE

Oh ! le vent n'est pas bon.

Et je crains cette nuit de manquer de charbon.

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