‹ Le paradis retrouvéChapitre 12 sur 43 · MES FRÈRES, AMES PAISIBLES · texte numérisé non relu

MES FRÈRES, AMES PAISIBLES

Dans ton âme brumeuse et lente Le soir qui tombe mêle-t-il Une promesse plus troublante Au souffle avant-coureur d'Avril,

Et crois-tu voir, sous ma caresse, Comme nous dans notre au-delà.

Revivre un peu de la tendresse De la mère qui t'allaita ?

Tendres souffles, aussi, pollens, je vous adore. Eau, vous êtes ma sœur.

Nous nous sommes aimés dans la première aurore Qui pleura sur mon cœur.

Terre, où de jour en jour mon rêve s'enracine,

0 forêts en sueur, Forte amitié des pins, air chargé de résine.

Aimez aussi mon cœur.

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