TRISTESSE D ADAM
Déjà rhumanité dont je suis l'âme en peine S^est assise avec moi sur le bord du chemin. Ruisselez sur mes pieds, cheveux de Madeleine, Forge les quatre clous, bel ouvrier romain.
J'étais heureux, poussant Toutil, chantant les psaumes, Chez le bon menuisier, attendant le Sauveur, Mais de mon cœur gonflé de tous les cœurs des hommes Déborde maintenant ta divine douleur.
0 toi qui viens... En moi combleras-tu le gouffre ? Berceras-tu mon cœur dans les bras de la croix ? Je ne suis plus heureux, ma postérité souffra, Ma postérité doute : ô mon Père, je crois.
Adam est triste, Adam pleure au bord de la route ; Et les pieds fatigués du long voyage humain, Moi, le Maître, à mon tour serais-je pris de doute ? Filles de Magdala, reviendrez-vous demain ?
Tout retombe... Uaube inhumaine Sur le cadavre enseveli N'ajoute, dans sa splendeur vaine, Au suaire qu'un nouveau pli.
Et pourtant la Mort passagère Ne presse l'Homme dans ses bras Que pour voir du même suaire Monter Celui qui ne meurt pas,