JEUNESSE DE MILTON
Lhez Milton, le vieillard u fuit grand tort au jeune homme. Ün ne se souvient que de l’illustre et vaillant aveugle, qui peuplait avec les séraphins de ses rêves et les démons de sa politique l’ombre où il était tombé foudroyé par le travail ' ; et l’on oublie le brillant écolier du Collège du Christ à Cambridge, beau, comme le plus beau de ses anges, avant sa chute.
Esprit de lutte et de révolte, et par là quelque peu semblable au Satan du Paradis perdu, il avait commencé à l’égaler en sérap’hique beauté.
On a dit * que le portrait qu’il fait du premier homme, dans son quatrième chant, est le sien; je le crois. 11 avait, eu
' Chateaubriand, Essai sur la Liltiratvre anglaise, 1830, in-8, t. II, p. (5. — Taine, Revue des Leux Mondes, 15 juin 1857,
^ Chateaubriand, id., p. 102.