MARIE, MILTON, WALTER
MILTON, à Walter.
[“ Je te cherche... Une affaire importante, qui presse... M’appelle aux environs... il faut que je te laisse. Excuse-moi !
WALTER, lui serrant la main.
Très-bien ! à ce soir.
De là-bas,
1 j( reviens trop tard pourtant,... ne m’attends pas. WALTER.
Pourquoi donc ? e.. . i
LE PARADIS ÏUOL’Vh^
MILTON
C’est qu’alors... n’enpremls aucun ombrage, J’aurais dit m’dloigner pour un très-long voyage.
WALTER
Celte folie encor ?
MILTON
Non, un devoir sacré.
MARIE, à part, au second plan.
Qu’il est pèle !
WALTER
, Dis-moi quand je te reverrai...
Car ma vieille amitié ne peut l’èlre suspecte.
MILTON
Non, mais c’est un secret qu’il faut qu’elle respecte.
MARIE, i part.
Et j’allais le trahir !
WALTER
Ton silence est îimer.
Marie, à elle-iuêmc.
Oh ! oui I
MILTON, montrant l’appartement d'où il sort.
J’ai disposé de tout ce qui m’est cher !
Si je ne reviens pas,..
(Mouvement dilTcrent de Waller et de Marie.)
mes dernières pensées
Dans un coffret d’éhene, ici près, sont placées... 11 contient quelqu’argent...
(Lui donnant une clé.)
Tiens ! lu le donneras A Marie, i Tohy, puis tu les renverras !
LR PARADIS TROUVti
WALTER, suffoqué.
La renvoyer ? Marie ! Eh ! que deviendra-t-elle ? Autant vaudrait chasser la propice hirondelle Qui revient sous ton toit, et qui le fait bénir !
MARIE, au second plan.
Qu’il vive !
(Ello sort.)