NOYAU PULMONAIRE
(Fig. 18, 49, 20, 21, 22, 23.)
Il se distingue du précédent par son polymorphisme qui dépasse même celui de la tumeur primitive. On a aussi l’impression que la métastase pulmonaire, dont l’organisation conjonctivo-vasculaire est très avancée, a peut-être précédé chronologiquement l’envahissement du rein. Les fragments examinés montrent des éléments à topographie variable, souspleurale, péribronchique ou périvasculaire. L'intégrité histologique de l’endothélium de la plèvre viscérale a pu être vérifiée sur l’un des fragments. Le caractère commun à tous ces noyaux pulmonaires est l'extrême abondance d’un stroma conjonctif de type adulte fibroïde. En un point, nous avons pu observer une ébauche de tissu endocrine rappelant la médullaire surrénale (cordons épithéliaux séparés par des capillaires veineux de calibre irrégulier).
La tendance évolutive caractéristique du paragangliome (cavités intra-épithéliales avec produits de sécrétions d'aspect vitreux) est plus nette encore que dans le noyau surrénal primitif. On retrouve de même la tendance à la vacuolisation et aux syncytiums à cytoplasme dense.
En beaucoup de points, ces aspects caractéristiques ont fait place à des dispositions beaucoup plus banales, telles qu'on les rencontre dans les carcinomes les plus divers : travées épithélinmateuses, irrégulièrement ramifiées dans un stroma épaissi, nappes et traïnées cellulaires diffuses; dispositions périthéliales. Les alvéoles pulmonaires se reconnaissent simplement refoulés par places. Les diverses ramifications bronchiques sont généralement refoulées ; mais en quelques points (fig. 23) le revêtement bronchique s’est rompu et a livré passage à de véritables hernies néoplasiques. Les nodules cartilagineux bronchiques résistent plus longtemps à l'envahissement : on “en trouve dont le périchondre est resté normal bien qu’entouré par de vérilables manchons de cellules néoplasiques (fig. 23).
À l'intérieur des branches de l'artère pulmonaire, nous avons trouvé, en plusieurs points, des embolies néoplasiques, rendant bien compte de l’origine veineuse prédominante ou exclusive de cette métastase. |