MYRRHINE, PHÈDRE
MYRRHIIfE, apereeTant Phèdre.
C’est lui I mon cœur se tait.
PHÈDRE, toujours la contemjdaDt.
O Phèdre 1 quelle est belle !
Déesse, est-il bien vrai que je sois aimé d’elle?
MYRRHINE, â pari.
Il ne me me parle pas ! Je rougis... il le voit I
(Haut.) •
Ah ! Phèdre... c’est donc vous?
PHÈDRE, timidement.
Oui, Myrrhine... c’est moi...
MYRRHINE, è part.
Lorsque le- cœur est plein, comme la bouche est videl
PHEDRE, â pari.
Alors qu’on est heureux, comme l’on est timide I Mais qu’ai-je donc fait, moi, pour qu’elle m’aime?
MYRRHINE
Phèdre... vous!..
(a part.)
Quel regard !
Eh bien.
(Haut.)
Vous ne me dites rien...
A quoi songez- TOUS donc?
PHÈDRE
Je songeais, en mon Ame, Combien votre destin a de rigueur, madame.
Qui vous condamne, vous. Jeune et charmante ainsi,
A vivre, ou bien plutôt à mourir seule ici !
MYRRUINE, étonnée.
Mais... pourquoi?
PHÈDRE
Je songeais qu’alors, pour la nature.
Une telle rigueur devenait un parjure,
Puisqu’elle a fait serment de donner tour à tout A la Ueur le soleil, à la beauté l’amour !
MTRRHIKE, arec trouble.
Phèdre !
PHÈDRE
Et puis je songeais qu’à deux plantes pareilles, Ont grandi lentement nos jeunesses vermeilles j Que Vénus ne veut pas qu’ainsi, coutin Ciment,
Deux cœurs, ardents tous deux, battent impunément... Quoi! u’avez-vous jamais songé pareilles choses ?
MYRRHIltE, arec empressement.
Jamais !
, PHÈDRE, i part.
Ah ! mon beau front qui se voile de roses.
Je t’aime 1
(Haut, et arec hésitation.)
Comme aussi... que... si je vous aimais...
11 ne faudrait rien voir d’étonnant là...
MYRRHINE
Jamais!
PHÈDRE, lentement.
Et qq’après tout, Myrrhine, il se pourrait, de même,
Que... vous... peut-être... enfin que... l'un de nous deux MYRRHINE, à part. [aime.
O Vénus !
(Haut.)
Non, jamais!
PHÈDRE
Voyez-vous la pudeur