SCÈNE IX
Les mêmes, LAMPITO, accuaruit tout effarée.
Ah! madame! lui ! lui!
Votre époux l il revient!
PHÈDRE ET MTRRHINE, euMmble.
Se peut-il ?
LRMPITO.
Que je meure
Si je ne l’ai pas vu de mes yeux tout à l’heure !
PHÈDRE, préapitammeot.
Impossible!... Dis-nous...
MTRRHINE, de même.
Explique-moi... j’attends...
LAMPITO, à part.
La honte est sur leurs fronts. Allons 1 il était temps !
(Haut.)
Quel bonheur ! n’est-ce pas?,..
(Mjrrbme et Phèdre font un monrement d’impalieaoe. — Haut.)
J’étais sur le rivage
LR PARASITE.
Quand un vaisseau crétois s’échoua sur la plage ;
Un homme on descendit, f{ui, joyeux tout d’abord.
Sitôt que de la terre il eût toucliô le bord,
Se jetant à genoux, tl’une voix attendrie :
a Salut! s’écria-t-il, ô Chypre! ô ma patrie!
Les dieux ont donc permis au malheureux Phiion De revoir son foyer après un temps si long! »
PHÈDRE, à part.
0 Dieux I -
pTRRHinE,de même.
Hélas!
LAMPITO
Et puis, m’avisant : « C’est ton maitre.
Me dit-il ; quoi ! tes yeux n’ont su me reconnaître ?
Le malheur à ce point a-t-il pu me changer?
L’absence d’un ami fût vile un étranger!
Ah! tu n’as pas le cœur de la femme qui m'aime ; Myrrhiçe, j’en suis sûr... » Mais le voici lui-même.
PHÈDRE, douloiircascment à la statue de Vëaas. .
O déesse ! à quoi bon effleurer le nectar?
MTRRHINE, même jeu.
O déesse! pourquoi m’exauces-tu... si tard!