ÉAQUE, MYRRHINE
ÉAQUE) à pari.
Du courage J Voici le terrible moment.
(Toussant très- fort.)
Hum! hum!
(a pari.)
Je sais par cœur mon rôle heureusement.
HTRRHIME.
Et maintenant, seigneur, vous allez, je l’espère...
ÉAQUE
A propos, j’oubliais, et Xaulhis, votre père?
MTRRHINE.
Il n’est plus!
ÉAQUE
Il n’est plus! Que les dieux sont cruels!
Et mon chien Argus?
MYRRHIME.
Mort!
ÉAQUE
Nous sommes tous mortels.
MYRRHIRE.
Ne me direz-vous pas...
ÉAQUE
• Je vous dirai, Myrrhine,
Que ce jeune cousin, ce Phèdre, me chagrine ;
De le trouver céans vous me voyez marri ;
A Chypre, le cousin est mal vu du mari.
MYIXBHINE.
Seigneur, cVst mon anû d’cnfaiice, il a mon ûgc ;
Et lorsque, l’an dernier, il revint de voyage.
Qu’il me retrouva seule, épouse... sans époux.
Cor...
ÉAQUE, vivenicnt.
Mon départ' fut prompt, hélas! Que voulez- vous ?
MYRnHI^E.
A peine vous avais-je....
ÉAQDE, Tiveroent.
Ah ! c’est vrai j votre père
Nous maria fort vile.
MYnaniXE.
Et vous...
f.AQÜE, TiTcment.
Oui, pour affaire.
MYRRHINE
Vous partîtes le...
ÉAQUE, avec curiosité.
Le?
(a part.) *
Le terrain brûle ici,
Quand partis-je? Ce point n'est pas bien éclairci :
Est-ce avant, est-ce après la ün de l’hyménée?
(Haut.)
Les dieux m’ont bien puni depuis cette journée.
Madame, apaisons-lcs par des libations.
< * (il boit.)
MYRRniNE, à part.
On dirait qu’il redoute et fuit mes questions.
(Haut.)
Mais... ma réflexion va vous paraître étrange...
Vous... me semblez tout autre...
ÉAQUE, très-vite.
Ah I l'absence nous change .
D’ailleurs vous connaissiez fort peu votre mari.
MYRRHtNE.
Néanmoins, je pensais...
ÉAQUE
Je suis un peu maigri.