SCÈNE III
Je baigne de mes pleurs ma couche solitaire,
Consumant ma beauté dans des feux sans espoir...
ÉAQUE, avec e'unpasjlon.
Quel amour! Pauvre enfant !... Je dînerai ce soir.
LA MPITO.
Et, cependant, Vénus, ma taille esi ronde et souple.
Mon bras blanc, mes yeux bleus...
ÉAQUE, SC reti|;orgeant.
Nous ferons un beau couple I
LAMPITO
Ah! si tu m’exauçais, fille des immortels.
Ma main de cent cadeaux chargerait tes autels;
Car je donnerais tout...
ÉAQUE, ravi.
Toutl Je sens la cuisine...
LAMPITO
Pour Phèdre, le cousin de la belle Myrrhine.
ÉAQUE, avec désespoir.
C’était Phèdre!
(avec dédain.)
Un poète... Hélas! hélas! hélas!
Un rival, c’est affreux!... Je ne dînerai pas!
LAMPITO, se touroanl du côté de la maison.
Quelqu’un vient! Se peut-il! Myrrhine! ma maîtresse!
Ah! sans doute elle vient implorer la déesse Pour revoir son époux.
(Elle se cache derrière 1a colonne de maniéra à être, elle aussi, en scène.)
ÉAQUE, apercevant H vrrhinc. *
Quoi I Myrrhine à son tour !
Mais, en vérité, c’est une peste d’amour.