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CHAPITRE IV

Considération sur l’aspect clinique, l’évolution et la pathogénie

du paraspasme facial

Il résulte de la description clinique de Meige et des diverses observations que nous venons d'exposer, qu'il ne peut s'agir chez ces malades, ni de myoclonie. ni de chorée, ni de tremblement, ni d’athétose, comme nous l’avons dit dans le premier chapitre de notre thèse. Ces mouvements anormaux sont à différencier surtout des tics, qui paraissent le plus souvent plus appropriés à un but et qui n’ont pas pareilles localisations.

Le spasme facial, l'hémispasme facial peut exceptionnellement être bilatéral; mais alors les crises de contorsion frappent tantôt un côté, tantôt l’autre et jamais les deux synchroniquement. D'autre part, l’hémispasme facial tire en dehors les commissures palpébrale ou labiale et ne détermine pas ces con-

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tractions synchrones d'élèvement ou d’abaissement des frontaux, des élévateurs des lèvres, des sphincters oculaire ou buceal.

D'autre part, chez la malade faisant l’objet de l'observation de MM. Rathery et Sigwald, ces crises de contraction provoquée de la face posaient un diagnostic difficile. k At

En effet, en l’examinant, on déterminerait par la percussion de la face une contraction unilatérale de l'orbiculaire et des muscles innervés par le facial et on croyait avoir déclanché un signe de Chvostek; ce signe orienta à tort vers la félanie, notion que semblait confirmer l'existence chez notre malade de crises de spasme de la face ainsi que de crampes des membres inférieurs. Toutefois. ces crampes existaient depuis longtemps et incommodaient si peu la malade que, spontanément, elle ne les avait pas accusées ; elle n’avait jamais eu de grandes crises; la face était le territoire exclusif de ces contractions, les membres supérieurs étaient toujours restés indemnes. . Quant aux membres inférieurs, ils étaient bien le siège de crampes, mais sans relation avec les spasmes faciaux et ne survenant qu’à des intervalles très éloignés. Nous n’en avons jamais constaté. Mais surtout, la percussion qui provoquait le spasme ne déclanchait pas simplement une contraction passagère, fugace, comme dans le signe de Chvosteck, mais une crise de contracture, parfois bilatérale, qui durait de 30 secondes à une minute au moins et qui s’accom-

pagnait de contractions des moteurs oculaires et des

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