LES MÊMES, HÉLÈNE
HÉLÈNE, outrant 1a porte.
Marielle ne revient pas; je suis d’une impatience!
RAOUL
Hélène!
HÉLÈNE
' Raoul!
MARIELLE, à part.
Allons, c’est le diable qui s’en mêle... S’ils s’expliquent, le pauvre marquis est perdu... Eh bien, je n’en aurai pas le démenti. (Elle ta à la forge, et saisit un morceau de fer et un marteau.)
RAOUL
Mais cette femme m’avait donc trompé, en me disant que vous refusiez de m’entendre?
, HÉLÈNE
Air nouveau de M. Couder.
Moi, refuser de vous entendre 1 RAOUL.
Pourquoi ce cruel abandon?
BÉLfiNE.
Que de choses à vous apprendre!
RAOUL
Mais parlez vite, parlez donc...
(Helèue va pour parler. — Marielle couvre sa vois, en frappuut sur t'encluiue à coups redoublés.)
MARIELLE.
Pan pan pan pan, pan pan pan pan.
Pan pan pan pan, pan pan pap pan !
Hardi, chaulons en travaillant!
Pan pan, pan pan pan, «
HÉLÈNE
Veux-tu bien finir, Marielle!
Dame! je n’ai plus de garçon, il faut bien que je le remplace.
RAOUL, allant s’asseoir sur un banc avec Hélène, un peu plus loin. Mime air.
Expliquez-vous, je vous en prie.
HÉLÈNE
Comment espérer mon pardon ?
RAOUL
Un seul mot d’amour et j’oublie...
(Hélène va pour parler.)
MARIELLE, même jeu que ci-dessus. — Plus de bruit.
Vite, en avant lfl carillon!...
Pan pan pan pan, pan pan pan pan!
Pan pan pan pan, pan pan pan pan!
Pan pan pan pan, pan pan pan pan!
Hardi, travaillons en chantant!...
RÀOtJL, avec emportement.
Silence, ou je ne réponds plus de ma colère.
MAR1ELLE, courant à Hélène.
J’entends M. le marquis. Au nom du ciel, Madame, sauvez-
vous! (Hélène rentre vivement dans la maison.) Tiens, je ill’étais
trompée, ce n’était pas M. le marquis.