SCÈNE XV
Les mêmes, HÉLÈNE, MARIELLE, MADELEINE. Elles entrent
par le foud.
MADELEINE
Venez, venez, Mesdames, vous allez voir comme je vais les confondre.
LA PIGEONNIERE. «
Que vois-je! Hélène en paysanne! '
* GUILLAUME
Marielle en marquise !
MADELEINE
Et vous deux en imbéciles : chacun son rôle. (\ son frère.) Votre femme m’a tout dit, monsieur de La Pigeonnière. L’épreuve n’est pas mauvaise.
Une épreuve !
MADELEINE
Vrai, elle est trop bonne, vot’ femme. Vertudieu! si Canardeau, mon époux, s’était permis ça, je ne me serais pas contentée de l’épreuve, il en aurait vu de cette couleur-là. (eüc désigne le ruban jaune qu’elle porte à sa cornette.) Allons, demandons pardon à nos lemmes, et plus vite que ça. (Repassant au milieu et regardant Guillaume.) Mauvais sujet!
LA PIGEONNIÈRE.
Mon Hélène! (U tombe à genoux.)
GUILLAUME
Ma Marielle !... (il imite La Pigeonnière.)
MARIELLE, à son mari.
Vilain jaloux !
MADELEINE
Relevez-vous, nous vous pardonnons.
GUILLAUME , bas à Marielle.
Mais la femme du pavillon, c’était donc pas toi?
MARIELLE, bas à son mari.
Silence. -v':'"
GUILLAUME
Compris.
, MADELEINE
N’y pensons plus, l’orage est passé.
Je crois bien, j’ai fait poser un paratonnerre sur mon château.
MADELEINE
Heureux château !
MARIELLE , à part.
Pauvye mari! Eulin, ce n’est pas ma faute...