I.A PIGEONN1ÈRE, à part, en regardant Raoul
C’est égal, ce garçon-là ferait peur à plus d’un mari... Cette forgeronne est si appétissante ! (a lui-mèmc.) Allons, allons, marquis, n’oubliez pas que votre épouse a les yeux sur VOUS. (En ce moment Hélène tourne involontairement la tète du côté de Raoul et jette un cri. Raoul laisse tomber les tenailles qu’il tient à la main.)
HÉLÈNE
/Via!
RAOUL, à part. '
Elle m’a reconnu !
LA PIGEONN1ÈRE.
Qu’avez- vous, madame la marquise?
HÉLÈNE
Je ne sais... Il vient de me prendre un éblouissement; je crois que c’est la fatigue de notre promenade.
GUILLAUME
Le pied de Madame aura peut-être pris un clou. Dans une forge, ça se voit tous les jours... on prend un clou saus y penser.
LA PIGEONNIÈRE.
Acceptez la proposition de Marielle, reposez-vous un peu ici... Moi je vais retourner vers la maison de poste... j’ai dans l’idée que je vous ramènerai votre belle-sœur.
MARIELLE, en regardant en dehors.
Tiens» v’Jà d’ l’ouvrage qui nous arrive. Deux chevaux que l’on amène pour les ferrer...
Us entrent dans notre petite cour, (a Raoul.) Allons, Gaspard, en avant, à la besogne !
RAOUL, à part, à Marielle.
Dis à madame la marquise que je vais revenir.
MARIEIXF., surprise, à part.
Ah bah!
LA PIGONNMÈRE.
Je reviens tout de suite, ma chère Hélène... (A part, à Marielle.) Marielle, tu es gentille à croquer. (En sortant) Les femmes me feront tourner la tête ! (Hélène ne quitte pas des jeux Raoul, qui sort par la gauche avec Guillaume. Marielle regarde Raoul et Hélène en exprimant de nouveau sa surprise.)
SCEÜE IV.
HÉLÈNE, MARIELLE.
HELENE, à part, avec joie.
Lui, ici?.. Oui, c’est bien lui ! (Elle est rêveuse.)
MARIELLE, à part.
Dis à madame la marquise que je vais revenir... Il m’a tutoyée... Qu’est-ce que cela signitie?