SCÈNE XII
LES MÊMES, HËLÉNE.
HÉLÈNE, ouTrant U porte.
Marielle ne revient pas; je suis d’uue impatience!
RAOUL
Hélène!
HÉLÈNE
' Raoul !
MARIELLE, à part.
Allons, c’est le diable qui s'en mêle... S’ils s’expliquent, le pauvre marquis est perdu... Eh bien, je n’en aurai pas le démenti. (Elle Ta à la forge, et saiait un morceau de fer et un marteau.)
RAOUL
Mais cette femme m'avait donc trompé, en me disant que ' vous refusiez de m’entendre?
HÉLÈNE
Air nouveau de H. Couder.
Moi, refuser de vous entendre!
Pourquoi ce cruel abandon?
HÉLÉRE.
Que de choses & vous apprendre!
RAOUL
Mais parlez vite, parlez donc...
(Héline va pour parler. — BUrielle courre u vois, en frappaut lur l'enclume à coups redoublés.)
MARIELLE.
Pan pan pan pan, pan pan pan pan.
Pan pan pan pan, pan pan pan pan !
Hardi, chantons en travaillant! *
Pan pan, pan pan pan,
HÉLÈNE
Veux-tu bien finir, Marielle!
MARIELLE.
Dame! je n’ai plus de garçon, il faut bien que je le remplace.
RAOUL, allant s’asseoir sur un banc avec Hélène, un peu plus loin.
Mime air.
* Expliquez-vous, je vous en prie. ^ .
HÉLÈNE
Comment es|)érer mon pardon ?
Un seul mot d’amour et j’oublie...
(Hélène va pour parler.)
LE FARATONNEUAE.
MARIELLE, même jeu que ci-dessus. — Plus de bruit.
Vite, en avant le carillon!.,.
Pan pan pan pan, pau pan pan pan!
Pan pan pan pan, pan pan pan pan!
Pan pan pan pan, pan pan pan pan!
Hardi, travaillons en chantant!...
RAOUL, avec emportement.
Silence, ou je ne réponds plus de ma colère.
MARIELLE, courant à Hélène.
J’entends M. le marquis. Au nom du ciel. Madame, sauvezvous! (Hélène rentre virement dans la maison.) Tiens, je II'.’ étais trompée, ce n’était pas M. le marquis.