‹ Le parcours du rêve au souvenirChapitre 115 sur 229 · X VIII DÉFÉRENCE · texte numérisé non relu

X VIII DÉFÉRENCE

Tous ces fruits aveuglants qu’a peints Cagliari Sont ici débordants en pictural désordre,

Très expérimentés, et tels qu'y puissent mordre Ces bouches dont le sang à leur jus s'est nourri. — Pas le moindre Chardin ; sans l’ombre de mystère ! Pomone ruisselant du colossal clystère

Dont Véronèse inonde en hâte son tableau.

Pas une courge, pas un grain dont monte l’eau A la bouche : partout celte grappe roussie

Qui semble, toute vive, éclore en la vessie;

La nature à son tour l’imite en un soin fol

De scrupuleusement ressembler au grand Paul!

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