‹ Le parcours du rêve au souvenirChapitre 155 sur 229 · NATHAN · texte numérisé non relu

NATHAN

Maître, dès ce moment, remettez-vous en joie, Car vous aurez un fils prééminent et beau.

Nul ne l’égalera sur la terre qui ploie,

Je le jure par Dieu qui nous mène au tombeau! C’est pourquoi, Monseigneur, écoutez une messe, Remettez-vous en joie, et tous feront ainsi.

Les temps vous béniront, croyez-en ma promesse, Remettez-vous en joie et rentrez en liesse,

Chantez un Laudamus, et mangez sans Re

SR" PRINCE ÉDIE

Les restes mortels du prince ont été placés dans deux cerceuils de chêne; le premier en chêne ordinaire, le second en chêne avec ornement de cuivre. Le bois de ces deux cercueils vient d'arbres coupés à Sandrimgham.

A M. Maurice Barrès.

Pour ses noces, le duc de Clarence-Avondale Donne à Mary de Teck, en escorte d'honneur Margaret Grosvenor, qui, la première, étale

La traine de sa dame, en ce jour de bonheur.

Per CON = alutle

C’est la fille du duc de Westminster. La fille Du feu comte Granville, est Lady Leveson, Victoria Gower. Celle de la famille

Du duc d’Athol portant des roses à foison Sera Dorethea Murray ; lady Greville,

La fille d’un Warwick, Éva, ferme la file

Avec l’ainée, enfant de lord Lefton, des nœuds De ce royal hymen promené par la ville, Suprème tleur, lady Gertrude Molyneux.

Non : les dames sont la Douleur et l’Épouvante,

La Stupéfaction et l’Incrédulité ;

La grande maîtresse est l’Horreur et la Servante

La Folie. Écoutez : il s'était alité

Jeudi pour quelque mal. Jeudi, l’autre, il expire, Sa fiancée exulte, est au comble des vœux;

Future épouse heureuse et reine, elle soupire:

De l’extase à l'orgueil; des feux d'amour aux feux De ces royaux bijoux, elle vague, bercée;

Elle essaie une robe, une parure, et rit;

Vingt robes, vingt manteaux... la voilà transpercée! Son auguste amoureux agonise et périt.

L'Europe allait boucler ses malles pour la noce : Allez, l'enterrement vous attend, le bouquet

Est de mise au cercueil. Le fournisseur féroce Tourne le tulle en crêpe, obscurcit laffiquet. Suspendez le trousseau, la fiancée essaie

Son deuil; n’entrelacez plus de chiffres au bord. D’aucuns draps nuptiaux, la faucheuse est passée Changeant tout — et rendez les cadeaux tout d’abord!

Albert-Victor-Edward-Christian de Clarence D’Avondale et d’Athlone est mort, le gentil duc,

Force, beauté, grandeur ne sont rien qu’ APPATARESs Hier en fleur, ce soir, plus encor que caduc. Demoiselles d” DÉnDÈRE voici VOs roses noires;

Lady Victoria, Gertrude, Margaret,

Éva, portez la traîne obscure des déboires

Le nuptial cortège au détour apparaît.

L’époux au lit déjà, le lit d’une autre amie

Plus jalouse et plus froide; il est grave, il est blanc. Joli comte d’Athlone, Altesse rendormie

Et qui de sommeiller encor faites semblant, Levez-vous, il est temps, noble comte d’Athlone,

On n'attend plus que vous, la vierge est à l’autel. Oh ! toute l’épousaille entrée en un cyclone

Où tournent des joyaux, des dentelles et tel

Détail de présent vain, d’inutile corbeille,

De collier sans fermoir, de bracelet brisé

Dont la perle lactée et la perle vermeille

Se font la perle grise et le pleur irisé.

O les desseins de Dieu sur les rois de ce monde! Nunc erudimini, nunc intelligile!

La voix de Bossuet parle toujours profonde :

Vous qui jugez la terre au décor agité.

Albert près de Baudouin, lui-même après Rodolphe Mayerling, et Bruxelle et Sandringham — Dien ich!. 0 cette fleur de rois noyée au sombre golfe

Où siflote au lointain l’air du cocher Bradfish,

Où sanglote au lointain l'air du cocher Bradfish?.

Page 1