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Aux madones coloriées
On voit se tendre en ex-voto, Des couronnes de mariées, Plus touchantes qu’un écriteau.
Une femme qui se croit seule,
A cette heure, dans le saint lieu, Laisse couler son âme veule Aux pieds de la mère de Dieu.
Des évêques avec leurs crosses, Sans remuer leurs gros sourcils, Regardent, sous leurs pieds atroces, Perler des pleurs au bout des cils.
Et même, en s’adressant au suisse, On peut offrir au saint boiteux, Une jambe en cire, et sa cuisse, Pour la guérison d’un goutteux.
J'aime la halte en la chapelle Silencieuse aux murs épais.
L'âme s’y recueille et rappelle.
Toujours y dort un peu de paix!
XX VI
Ainsi je suis allé, venu,
Sur la grève àpre ou chérissable, Mesurant la bonté du sable
Aux confiances du pied nu,
KLÔC’HERS.
XX VII
Paris est océan — flux un peu bien houleux, Terre un peu bien mouvante,
Où l’onde, à Déjanire, est ta jupe aux flots bleus Sous l’éventail qui vente.
La Normandie est proche : un beurre d’Isigny Agrémente ma table
Chaque matins nouveaux ; et les bains de Ligny Sont une mer potable.
Musard est un jardin, où, comme au Casino, Tu peux entendre, à Lyre, L’Allemande dire ya, l’'Anglaise dire no, Et la Francaise rire.
Un endroit où l’on peut parler en écoutant Peu la musique vile,
Tout aussi bien qu’à Dieppe et Dinard tout autant Qu’à Trouville-Deauville.
Un endroit où l’on voit suivre d’un œil ardent, Des femelles, les mâles ;
Des vestons carrelés, et des jupes gardant Encor le pli des malles.
Mais alors à quoi bon l'éternel parti-pris De villégiature ?..
La rage d’aller voir, dans sa conque, Gypris, Gaïa, dans la nature ?
A quoi bon les paquets, et l’émigration Vers un lieu balnéaire;
Si je trouve auprès de l’hôtel Bagration, Et Nérée, et Néère ?