HAROUN
Moukhârek, Ibrahim el Maussély, Zoulzoul, Avec Amr et Ghäzal, Ibn Djàmi le Sahmide Alavyah, Barsôumà, forment la pyramide Des sept musiciens qu'Häroùn ouit son soûl.
Zoulzoul étant le plus dextre citharéliste Dirigeait d'ordinaire et soutenait le chœur.
Ibn Djämi pour partage avait grâce et douceur, Ibrahim figurait le fort et noble artiste.
Le calife l’interrogeant sur son ami
Demande à Barsoûmà : « Que dis-tu d'Ibn Djâmi?
— Roi que dire d’un miel qui toujours m'est délices? — Et d'Ibrahim ? — C’est un jardin plein de calices, Tous les fruits et tous les parfums.—D’Amr-el-Ghàzal. — Ghâzal à la beauté : quoi de plus musical? »
Zobéide aimait tant l'âme psalmodiée
Du Koran, qu’elle avait fait apprendre à cent voix D’esclaves, tel dixième, et qu'ainsi radiée
Tout autour du palais, chaque jour une fois,
La lecture pieuse, hors des bouches vermeilles
Se répandait comme un bourdonnement d’abeilles. Cette même sultane aimait les vers encor;
Au poète Sàälem, pour sa strophe divine,
Sur sa lèvre elle avait mis une perle fine
Que plus tard il vendit vingt mille dinar d’or.