‹ Le parcours du rêve au souvenirChapitre 178 sur 229 · XX XVIII TOFAIL · texte numérisé non relu

XX XVIII TOFAIL

Un livre, Ikd el-férid, dit le collier unique Raconte Tofail, roi du Tofaili ;

Père du parasite à la molle tunique

Et dont l’heureux métier n’a point encor failli.

Ne jamais oublier aucun repas de noce ; Paraître de la fête à chaque marié,

Et contenter ainsi son appétit féroce :

Cette profession n’a guère varié.

Fr

N’affectez point l’air doux qui fait qu’on vous rebute ; Rudoyez les valets au fort de leur travail; Retrouvez-vous repus avant qu’on en impute;

Et vous serez béni au nom de Tofail.

TOWAIS

Ma mère m’enfanta quand mourut Mahomet; Et m’a sevré la nuit du trépas d’Abou-Bekre; Le ciel en vérité m’abandonne et m’exècre,

La concordance inique en mon destin se met.

On assassine Omar, et je deviens pubère ;

Je me marie au jour que l’on tuait Othman ; On assassine Aly sitôt que je suis père :

Ouites-vous parler d’un pareil Musulman ?

PIËÈTÉ FILIALE

Au sanglant jour d’Ohod, Hind la Koréichide Fit don de son collier et de son bracelet

Au nègre qui tuait Hamzah, le régicide D'Ohah père de Hind; ensuite trouvant laïd

De marcher sans bijoux ni parures vermeilles

Se tailla des anneaux, s’enfila des pendants

Avec les nez des morts, leurs doigts et leurs oreilles; Et sous ces clairs rubis saignant comme des treilles Déchiqueta le corps de Hamzah, de ses dents.

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