‹ Le parcours du rêve au souvenirChapitre 185 sur 229 · Putiphar · texte numérisé non relu

Putiphar

Ils montent un bateau; l’Inconnu l’endommage.

« Pourquoi l’as-tu brisé? » lui demande le mage. « Sur ce que je n’ai dit, ne m'interroge point. » Ils rencontrent un homme, et l’Inconnu le tue.

« Frappes-tu l’innocent? » lui redemande l’Oint,.

« J'ai dit : Ta patience à moi ne s’habitue. »

Un mur était branlant : l’inconnu l’étaya.

« Te feras-tu payer! » lui dit l’autre. — « Il y a Prophète, à tout ceci, des causes invisibles :

Un bateau nous suivait, prenant d’autres pour cibles Le nôtre, avarié, dégoûta les chercheurs.

Il était à des gens de bien, pauvres pêcheurs.

Le jeune homme était fol, et son père était sage : Dieu craignit que l’ivraie entamât le froment. Dieu garde, sous le mur, de l’or, présentement, Pour deux fils orphelins, trop jeunes pour l’usage. Tout cela ne fut point fait à mon escient.

Nous nous quitterons là. Tu n’es point patient. » Ainsi parla le Khedr au prophète Moïse,

Lui qui devait deux fois frapper le saint rocher; Et pour cela, plus tard, seul, ne pas approcher, Dans tout le peuple élu, de la Terre promise !

LA MAKÉDIENNE

SELIM A la mémoire de Leconte de Lisles Le dix-neuvième fils de David, Salomon, Etait omniscient, tout-puissant et prophète, Jamais à nul élu telle part ne fut faite D’hommes et d'éléments, d’Esprit et de Démon,

Ce que l’on dit de lui le vent le lui rapporte.

Il entend le lion, écoute le cloporte.

Quadrupèdes, oiseaux, Les sylphes et les ins

Le servent, il commande aux chaïtans, aux djinns. Le tout en quatre corps d’un carré de cent lieues.

Son palais de cristal mirant les voûtes bleues Contient mille beautés, épouses et houris.

Un tapis d'une lieue aux losanges fleuris

Est tendu par les djinns quand le prince voyage. Des trônes alentour la couronne s’étage,

Ceux des prophètes, d'or; ceux des sages, d'argent. La foule des esprits auprès se va rangeant.

Les oiseaux sont en l’air, les ailes disposées

En voussure de plume où soleil et rosées Meurent au parasol fait d’émail frémissant,

De coloris qui plane et de vol bruissant.

Le vent transporte tout lorsque le camp se lève.

Le Roi, vers l’Arabie, avec ce train de rêve Partit pour saluer, en Médine, le lieu Où le dernier mourra des envoyés de Dieu.

La brise, près Taïf, lui porta les paroles

De la sage fourmi qu’on nomme Takhia Conseillant à ses sœurs de fuir dans les corolles Cette cour dont le flot doit les mettre à quia.

— « Pour leur parler ainsi, ne me crois-tu pas sage? Penses-tu, Takia, que mon œil endormi

Ne sait point dans le champ respecter la fourmi? » Demanda Salomon. — « J'ai craint que ton passage Sublime ne troublât, prophète, Leurs esprits. »

« Docte fourmi, dis-moi quelque chose des rits. »

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— « Voici. Le nom Daoüd!, de ton père, proclame Qu'il fut propre à guérir les souffrances de l’âme.

— Ton nom Soleiman? dit que ton cœur est sain.

— A tes ordres, des vents le ciel soumit l’essaim Pour t’apprendre que tout sur terre est souffle vague. — Dieu logea ta puissance au chaton d’une bague Pour que tu saches que le monde est un paillon.

— Les troupes des fourmis surpassent tes tournées. » — Et Tâkia, durant soixante et dix journées

Devant Soleïman lança maint bataillon.

La terre se couvrit de leur nuée épaisse.

L’insecte dit alors : « Tu n’en vois qu’une espèce : J’en ai soixante et dix. » — Salomon se leva.

Aux abords de la Mekke, alors il arriva.

Chaque jour il tuait les cinq mille chamelles,

Les vingt mille moutons, les cinq mille taureaux, — Il parlait du Messie aux promesses formelles, Le dernier qui viendrait, le prophète Héros.

Et dont après mille ans, doit poindre l’arrivée. — « Quelle sera sa foi par qui l’âme est sauvée? Quelle sera sa loi dont on est délivré? »

— « Religion de pente au bien, et vers le vrai. »

Soleiman reprit sa voie aventurière

Du côté de l’Yemen. — A Sàna, vers midi,

La place lui sembla propice à la prière, - Au diner, attendant que le jour eût tiédi. | Le site était riant, l’ombre était engageante,

Les oiseaux se rangeaient en coupole ombrageante; Il ne manquait que l’onde. Ordre alors on donna

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