‹ Le parcours du rêve au souvenirChapitre 6 sur 229 · PRÉLUDE · texte numérisé non relu

PRÉLUDE

Et soucis oublier, — à mes chères tristesses,

Dieu me garde à jamais de payer d’un affront

Les chants dont vous charmez, à douces poétesses, Les désolations éparses sous mon front.

Tristes oiseaux reclus en mon sein, morne cage, Je veux vous emporter partout où je m’en vais ; Pour toujours vous serez l'excédent de bagage

Qui me sera coûteux et cher, mais non mauvais.

Je vous aime beaucoup, vous êtes les prunelles De mon âme par où je sanglote, et je vois.

Et, si vous êtes mes pleureuses éternelles

Vous êles bien aussi mes rieuses parfois

Quand vous sentez sur vous s’égrener les sentences Du chapelet béni de l’Imbécillité

De ceux dont les soucis reçoivent des quittances, Et par qui le plaisir, à son heure, est cité.

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