XX VIII VOCATIONS-VACATIONS
Comme Daphné se terminait
Par un feuillage lisse et net.
Écho par un soupir, Narcisse Par un narcisse;
Comme le roi Midas tournait
En bourrique sous son bonnet ;
Comme lo finissait en corne, Et Terme en borne ;
Comme Procné se fait oiseau,
Comme Syrinx se fait roseau,
Leucothoé, l’héliotrope, Phœbus, le trope;
Tous ces voyageurs avérés
Finissent en bâtons ferrés,
En longue-vue, et, s’il leur plaît, En sacs, en plaid.
Chaque mystérieux objet
Pousse à leur torse d’un seul jet,
Ou se greffe au bout de leur doigt, Comme il se doit.
C'est leur complément naturel; Ils portent, comme un pastourel Sa flûte, la forme formelle
De leur jumelle.
Ils sont l’avatar du Bazard
Des voyages; et le hazard
A fait d’eux la vivante prote De la courroie.
Mais pour moi, qui, sur les carreaux
Ne irace rien, sous les carreaux
Des châles, je me trouve triste D’être touriste !