MICHEL GLATZ, FLORINS
MICHEL CLATZ.
Eh bien ! peut-on la voir, telle chère maîtresse?
FLORINS
Tout À l’heure... elle se lève. [Elle arrange différentes choses sur la labié.)
MICHEL CL ATI.
J’attendrai. Je crois qu’elle veut me confier quelques fonds; elle m’en a touché deux mots l’autre jour; je lui achèterai du Nord, les prîmes sont à deux cent trente. ( A Florins.) Ah ça! il parait qu’elle se range tout à lait celle chère enfant?
MICHEL GLATZ, GOGUELÜ, monté sur une échelle et attachant les tentures de la fenêtre.
CQCDBLO.
Ah ça! père Michel, vous faites donc aussi des affaires par Ici ! Bonne maison , sapristi ! Bonne maison ! il n’y a rien de tel comme de brocanter avec ces pnneesses du jour. Vous êtes tout eu mémo temps leur vendeur et leur acheteur. U panne que vous leur avez vendue hier des mille et des cents, vous la leur rachetez le lendemain pour un morceau de pain.
HH H I L CLATZ.
Ah ! dame, elles ont des hauts et des bas (t).
CnClBLB.
Et vous jouez à la hausse, pour le quart-d’heure, avec mademoiselle Rose Linon ?
MICHEL GLATZ
Je crois bien , elle offre des garanties : elle possède la meilleure signature de Paris, monsieur Amadis Bobauf , le récent acquéreur du beau domaine de Richepause.
•OHM.
Ah! oui! un ancien droguiste... et avec cette signalurc-là, vous escomptez à Rose Linon tout ce qu'elle veut.
NEC1BI. CLATZ.
C'est mon état; je suis le banquier des jolies femmes; elles ont toutes chez moi un Compte par doit et avoir. Au passif figurent les voitures, les chevaux, les pierreries, les loges à l'Opéra, les soupers fins, les chances du jeu, les meubles, les tentures, toutes les folies imaginables. — A l’actif j’inscris leur jeunesse •t leur beauté.. Moi qui vous parle, j’ai connu des ingénues de village qui ne possédaient autre chose en arrivant a Paris qu’un petit signe mutin au coin de la bouche, et j’ai piété dix mille francs sur ce signe- là.
go c demi, à part.
Vieux drôle I (Bout.) Mais je babille, et mon ouvrage n’avance pas.
noniHE. *
1) faut bien. Elle est assez grande fille pour ça. Nous allons vers l’àge mûr.
MICHEL CLATZ.
Que dis-tu là?... Rose Linon est toujours la plus éblouissante femme de Paris.
FLORIXE.
Ça, c’est vrai, surtout quand elle sort de sa toilette.
MICHEL GLATZ
Je crois. Dieu me pardonne ! que tu as de l’esprit, Florine l
FLORIN!
J’ai bien autre chose encore! mais patience! je ne serai pas toujours femme de chambre.
MICHEL GLATZ
Ah ! ah. 1 ça nous ennuie déjàdôircen service?
FLORINS
En service! Qu'est-ce qun c’est que celte expression -là?
MICHEL GLATZ
Ah ! c’est vrai ! Je voulais dire en apprentissage ! M part ) Bravo! une nouvelle cliente. Ah ! voilà ce mauvais sujet de Cliiivannes. *