DEUXIEME TABLEAU
Été Boudoir de Rom Linon.
A droite, ou premier plan, une fenêtre ; k gauche, la porte qui conduit dans la chambre de Rose Linon, et, au plan plus loin, celle de tes jalons ; au fond, faitanl face au ‘pecltletir, une cheminée avec une garniture dégante; de chaque côté, une causeuse. Partout des portraits et des tentures. Une petite table de laque devant la leuélre, chargée d’objets de toilette. En lace, une autre table chargée de journaux. A droite, au loud, la porte d’entrée.
PCÈNE PREMIÈRE.
MICHEL GLATZ
Rose Linon change donc son ameublement?
GOGUEi.t', fermant son échelle.
Ah! ne m’en parlez pas; c'est une pitié: son meuble de velours cerise n’avait pas plus de quatre mots; — mais il parait qu’elle u’a qu’à dire à son Bohœuf de Riche|\irise . Vous n’êUs qu’un vieil avare, pour en faire tout ce qu elle veut. Le bonhomme, qui est ladre, au fond, vendrait ses culottes pour ne pas le paraître- Vous concevez , un parvenu! — c'est de l'avarice doublée de vanité l
MICHEL CL AT Z, à part.
C’est bon à savoir. [A Goguefu, gui se dispose à passer dans une autre pièce.) Ah ! à propos, et mon vieux bahut?
GOGUCLO.
Vous voulez dire votre faux vieux bahut? Eh bien! il avanco. on y travaille, n'y a plus qu’à le peindre, couleur moyen âge! grand dut ! Qu’esl-ce que vous allez vendre ça, vieux tarceur?
MICHEL GLATZ
Pcuh ! mauvaise affaire. Le Louis XIII passe de mode. Je vais me mettre à fabriquer de U rocaille... des petits amours décolletés.
GOGflILfl.
Bon ! Je vois d’ici Mary-Berthe ! En va-t-elle pousser des hélas! Elle qu’est forte comme tout sur la morale! — Allons, pas-* sons aux tentures du salon... Au revoir. Michel Glatz. Tiens I Vlà mam’selle Florinc! Bonjour, mademoiselle Pionne! [Elle apporte les journaux et un coffret de senteurs.
FLOBIHI.
Bonjour, mon ami , bonjour.
gogo sir, à Michel Glatz en sortant.
Bonjour, bonjour I — Voyez-vous ça? N'y a pas six mois que c’est arrivé en sabots de la Franche-Comté, et ça vous a déjà des airs!... [Il sort.)