‹ Le pardon de Bretagne drame en cinq actes et sept tableauxChapitre 2 sur 89 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

PTiT-DERT, Paysans et Paysannes, p’tit-bert.

Th bon! là, j’vas vous dire comment que ça s’est passé. Donc 'là que l'autre joû, qu'était le joù de la Saint-Lun ent. je m'eri liais le long de la cote, comme qui dirait pour aller à Audierne. - Pauline ! je m' vois encore ; — je m'en allais tout bonne-

ment, sans penser à mal, — lorsque j’ rencontrai ce damné Kcrnoêl, qui m' dit: Où que tu vas comm' ça, P'tit-Bcrl? — Moi. j’y réponds : J’ m’en va par là, vers Audierne. El toi? que j’ lui dis. — Je ne sais pas, qui me dit ; je m'en vas où mes pieds me portent. Si c'est une réponse! Là, j’ vous demande si c’est un amusement de chrétien, que d’ suivre comme ça ses pieds, et d'aller où ils vont? Enfin! — Eh ben ! viens t’en à Audierne, quej* lui dis, l’y vendras p’t-ôtre quéque complainte pour la Soint-Rocb, qu’est le dimanche d'après l’Assomption. Car enfin, pisque c’est son état, à lui, do composer des complaintes, et de s’en aller jouer du biniou dans les pardons; — un état de paresseux, de propre à rien, de rôdeux, de vagabond ; v’ià mon opinion, et je la dis, mon opinion, et tant pire ! — V’Iàdonc nue nous allons le long des galets... quand tout a coup j’ dis : On ! — et je me baisse. — Qué que t’as donc à faire : Oh ! — qui me dit. — Je réponds : Ah ! et je l’y montre un ohjet que f venais de trouver. Là! est-ce clair? Est-ce pas moi qui l’ai trouvé, l'objet? Il me le prend des mains, puis le regarde et le retourne, pour voir si ça s’ouvrait, parce que c’était une boite, cl une jolie, que j* dis; une p’tite boite avec de la peau rouge dessus et des machines d'or tout autour... lit quanu la bolle fut ouverte, il fit : Ob !... et la referma

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