‹ Le pardon de Bretagne drame en cinq actes et sept tableauxChapitre 32 sur 89 · MARY- SERTIS · texte numérisé non relu

MARY- SERTIS

Jocelyne, vous ôtes un ange... Venez, ma pauvre enfant, et que le bon Dieu, s’il est juste, vous rende un jour en belles joies toutesles larmes que ce gars-là vous coûte.

JOCELYNE.

Partons 1

f.F PARDON DI’ BRETAGNE.

MAftT-BnRTHE.

Attendez eue je ferme cette porte. Nous passerons par l'escalier de ma chambre pour aller plus vite...

jocclvvb.

Partons» partons! (Mary Berthe firme, la porte du fini, et elle sort avec Jocelyne par sa chambre.)

8CÉZVE VI.

KERNOEL, GOGUELU, un peu ivre.

C0CVE1.U frappe J la porte, et voyant qu'on ne répond pas, il rouvre avec une dé.

Tiens, liens, la porto qu ‘était fermée. . Oh ! mais nous avons la clé de chaux nous... nous sommes les maîtres, nous! et si madame Goguelu s'avise de piauler... c'est bon... je n’ «lis que ça... Faut bien rire, pisque c'est la ml-carâmo. Avec c i qu'il pleut et qu’il tonne. Un jour de ini-caréme! N’est-co pas le di:it>te qui s’en mêle. Ah bon t psirco que j’ai perdu quatre misérables pièces de cent sous... v’Ià-t-il pas un beau malheur... et encore que j’en ai bu une des quatre... (Il regarde Kernoël, qui est allé s'asseoir sombre et silencieux.) Allons, va-t-il pas aussi sc désoler, c’ti-là... Voyons, que que t’as perdu, toi ?

KERNOEL.

Tout ce que j’avais.

GOGUELU

C'est comme moi... et combien que t’avais?

KEUNOEL.

Dix francs!

GOGCELÜ.

Et l’as rien bu dessus!... cornichon, va. eorniehonihus! Ab! pis, faut que j’te dise... T*as pané, t'a parié contre c’ti-tà justement qu'avait la chance... ça c'était bêle... puisque l'autre avait la déclic... il avait la dècho, l’autre... Ah bah! (Il chante d tw- télé.) Ami. For est une chimère! ira. la, la, ira, la, la. Je vais faire de la lumière. (Il entre dans la chambre de gauche, et laisse la porte entr' ouverte.)

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