‹ Le pardon de Bretagne drame en cinq actes et sept tableauxChapitre 7 sur 89 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

KERNOEL , P’TIT-BERT.

p’tit-bert, arrivant par les rochers de gauche et apercevant

Kcrnoel. •

Ah ! quô chance 1 Ah! bon , ah bon ! Ah ! c’est toi ! Eh ben ! j’suis pas fâché que ça soit loi. Je les ai vus les voyageux, et j’ai vu c’ti-ia à qu» appartient la petite boite. Un gras qu a l’air bête. Et j’ l’y ai fait ma déclaration... et devant témoin encore ! Ah! c’est loi ! Nousallons voir alors qui qui l’aura la récompensa... si ça, sera loi 1 Entends-tu, Kcrnoel!... entends-tu, vuleur?... voleur do p’ Utes boites! Ou est ce que t'en us fait de la p'tile boite?

IXRNOEL.

La voici. (Il la lui montre.)

p’tit-bert.

Oh ! ce sans cœur ! il ose encore la montrci|!

KEKNOtL.

Je te la montre pour que tu vi tunes la prendre. f’tit-bmt , f«'

C’est bon, c'est bon, on les eonmll tes pülitiq®6.tParcc que t'es Tort, n'est- re pas, lu m' dis connu ra; \ r : .s la pn-udre. Mais j’ si-> |ms hasardeux, moi, pas si bête, et je ne me bats point avec un tueilleux de louzou, un «milieux d'herbe de minuit; c’tellelü qui rend lort, quand on s’en traite, mais avec quoi qu’on se damne! entends-tu, hérétique? (Kemoél se lève et fait un pas vers F Ut- Ber t qui se sauve.) Oui. oui, viens-y voir, viens-y voir, seulement! t’as des poings, mais j’ai des jambes, moi.etj’ m’embarrasse pas des menaces, va! Ali! mais, non! Et que j’ te le dis encore, vois-tu ? Tas pus de diableries dans Pâme que je n'ai de cheveux sur la tète. Et nue j* te connais ben... Si t'étais seulement clirétsen, vois- lu... t en saurais pas si long que t’en sais. Est ce que tu le nieras, dis ? que tu lis dans les livres que le bon Dieu Un-même ne comprendrait pas, et que tu trouves des complaintes avec quoi que tu fais pleurer le monde, ou lien que lu les fais rire ou danser, tout comme ça te plalL Mais dis donc que ça n’est pas vrai ! Là, esl-co que lu ne joues pas du biniou mieux que ceux qu’ont appris.? Et dans les luttes, est-ce que t'es pus toujours le pus tort? Et quand la mer est vilaine, par des gros temps OU» qu’on ne voudrait point risquer seulement un bicficl, est-ce que tu n’y vas pas. toi, aussi tranquille, mon Dieu. que... M us nie-le donc, mais nie-le donc ! Est-cc que tu ne rôdes pas toute la nuit par ipi, de mauvais endroits, des lieux hantés., et que t'y viens encore avec c’te Jocelyne, c’te fille du diable...

KEiiNOBi., s'élançant sur P'tit-Bert.

Misérable! tu vas payer cher ce que ta langue damnée a osé dira !

p’tjt-beiit.

Ah ! à moi! au secours ! Miséricorde ! il m'assassine!

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