SCÈNE
CORENTIN, HOEL.
Holà! père Alain!
Père Alain!
HOEl>, en dehors.
CORENTIN
IIOE L.
Ouvrez!
CORENTIN , accroupi derrière le fauteuil.
Qui est-ce qui demande le père Alain?
HOEL.
Eh! mordieu! ouvrirez-vous? (U onfonce la porte d’un coup de poing et entre.)
CORENTIN, se relerant Tiremont et courant so coUer contre la muraiUe.
Au secours!... au...
HOEL.
Qu’as-tu à crier, imbécile!...
COnENTIN.
Excusez-moi, maître Guillaume, je...
HOEL.
Maître Guillaume?../. Rassure-toi! je ne suis point le diable.
CORENTIN
Qui donc êtes-vous?
HOEL.
Un ami du père Alain. N’est— il point chez lui?
CORENTIN
Pas pour le moment.
Où donc est-il?
CORENTIN
Dame!... je ne sais point trop. Il y a trois semaines qu’il s'est laissé enterrer.
UOEL.
Mort!...
Comme vous voyez!...
CORENTIN
Diable! (U so promène à grands pas.)
CORENT *N , à part.
Mon oncle avait des amis qui entraient chez lui familièrement.
H O E L , à part.
Que faire?... moi qui comptais sur le vieil avare pour toucher le premier au trésor. Le mauvais sort s’acharne après moi!... (u
frappe du pied arec colère.)
CORENTIN, K part.
Il n’a pas l’air aimable, ce gars-là!
*HOEL.
Tu dis?...
CORENTIN
Moi! rien!
IIOEL, s'asseyant.
Au fait! qui es-tu? car je ne te connais point pour être du pays.
CORENTIN
Je suis Corentin, le neveu du père Alain.
Il o El..
En effet, je me souviens qu’il m’avait parlé d'un sien neveu qui habitait le pays de Cornouailles.
CORENTIN
Justement. — J’en viens.