‹ Le pardon de PloërmelChapitre 9 sur 54 · DIX OR A II · texte numérisé non relu

DIX OR A II

La main dans la main,

Le long du chemin On court... on s’enlace !

CORENTIN, à part.

Jusques à demain Le même refrain!...

Que rien ne me lasse !

D1NORAH

Sonne toujours!... Sonne plus fort!

CORENTIN, à part.

Souffler et danser tout ensemble!...

C’en est fait! elle veut ma mort!

Hélas ! je n'en puis plus !... je tremble !

DINORAII. s’appuyant doucement Sur le bras de Corentin.

De leur pied léger Bergère et berger Effleurent la grève!

CORENTIN

Je n’ose bouger,

Je n’ose exiger Un moment de trêve !

DINORAII.

Le cœur bat plus fort !

Et puis l’on s’endort Comme dans un rêve !

CORENTIN

Je m’effraie à tort !

Je ne suis pas mort!

Ce n’était qu’un rêve!...

(corentin se laisse tomber dans le fauteuil. Dinorah semble prise par le sommeil et s'appuie doucement sur son épaule. — Ils s’endorment peu à peu tous les deux. — Hoél, une baguette à la main, paraît au fond. — 11 s'oriente, avise la chaumière de Corentin, descend rapidement le sentier qui y conduit et frnppe rudement à la porte. — Corentin se laisso glisser à terre et se celle derrière le fauteuil. — Dinorah se redresse, ouvre la croisée et s'élance au dehors. — Le jour reparaît peu à peu pendant la scène suivante. )

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