ACTE I, SCÈNE III
Oïl nous croit folles l'une et l'autre ;
Mais tu sais bien Qu’il n’en est rien. .
Leur bonheur ne vaut pas le nôtre !
i S'approchant d’une touffe de bruyère qu'elle écarte arec précaution .
Ah! je la vois!...
Baissons la voix.
Quelle douce surprise!
Par le sommeil la voilà prise.
Dors petite, dors en paix !
La brise du soir est douce,
Et sous cet ombrage épais TJn ruisseau limpide et frais Fuit dans les Heurs et la mousse...
Hélas! voici tantôt huit jours Que tu cours
Seule, au hasard, dans les bruyères,
Parmi les ronces et les pierres...
Bellah ! Bellah ! pauvre Bellah T Maître loup voulait te surprendre...
Mais je suis là pour te défendre.
Ne crains rien, Bellah!
Je suis là.
Dors petite ! dors, etc.
Et vous, chers oiselets,
Gentils rossignolets,
Chantez, chantez plus bas,
Ne la réveillez pas.
(Elis se glisse ave o précaution derrière les touiTes de bruyères et disparait. Corentin se dresse tout à coup sur le sommet de la colline. 11 s’avance en regardant à droite et à gauche avpo inquiétude et tout on soufflant dans sa cornemuse. On le Toit descendre rapidement le sentier qui conduit à «a cabane* entrer précipitamment et fermer la porte.)