MISES AU JOUR PAR VRAIN LUCAS
AVECUQUATREUFAC-SIMILEÉS
PACS ATNOCITEADESSLIURES 26, BOULEVARD MALESHERBES
MCMXXIV
sexe
ne Rte
»hhèr
pm 552 À cm that 25 M de 2% ps PPS. ri
Je pose la question à M. Vandérem, au doyen de la Faculté des Lettres, aux Treize de l’Intransigeant et à Son Excellence le Ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts :
Y a-t-il un manuel scolaire, je dis un, où l’œuvre admirable de Vrain Lucas soit seulement citée, où même le nom de cet homme de génie soit une fois prononcé ?
Non ?
Bien. |
Je le leur demande maintenant avec déférence, mais fermeté :
Qu’attendent-ils pour faire cesser ce scandale ?
Sans doute qu’on le dénonce.
Voici.
Vrain Lucas est né en 1818. Ce n’est pas un homme d’une illustre origine : son père était journalier à Lanneray, près Châteaudun, et tout porte à croire que lui-même abandonna de bonne heure les cours de l’école communale pour travailler la terre. Cependant il avait reçu une petite instruction, puisqu’aux environs de sa vingtième année,
on le trouve clerc dans une étude d’avoué, puis commis au greffe et à la conservation des hypothèques.
Ingrates et fastidieuses besognes qui furent, en sa jeunesse, « l’autre métier » de cet écrivain né, car, après ses. journées d’écritures, 1l fréquentait régulièrement‘la bibliothèque de Châteaudun et y faisait par sa curiosité et son ardeur au travail l’édification des bibliothécaires. L’un d’eux, le vénérable abbé Sonazay, lorsqu’en 1852 le jeune homme lui annonça son intention de se rendre à Paris, ne se tint pas de consigner sur le registre de prêts le souvenir de ce lecteur modèle et le fit en ces termes :
« Le laborieux M. Lucas va vivre à Paris. Il mérite réussir. Jeune homme de Lanneray formé par lui-même. »
Un goût naturel portait ce jeune homme vers l’histoire. Les ouvrages qu’il consultait le plus volontiers étaient des. livres d’érudition et on avait déjà remarqué son penchant pour l'écriture jaunie des vieux grimoires, mais, poète aussi, à ses heures il versifiait et tournait également l’ode patriotique, l’élégie, l’épigramme et l’apologue rimé.
Veut-on un échantillon de son talent poétique ? Voici, entre autres, une pièce inédite écrite au bureau des hypothèques de Châteaudun en 1846 :