VAINCU LE MONDE
La nuit était noire et sinistre, le vent soufflait lugubre et véhément; mais de la vision qui m'avait terrifié, il ne restait dans mes yeux que les têtes des deux nations martyres, vivantes et lumineuses.
A la porte du Colisée, je retrouvai mon jeune soldat. — Vous êtes resté longtemps, me dit-il; avez- vous vu quelque chose? — Ami, j'ai vu que le moment est bon pour ceux qui veulent faire de mauvais coups.
Mais ceux qui préparent de mauvais coups se creusent une fosse, et ils y tombent, et ils n'en sortent pas. Et qui voudra rester avec Jésus- Christ, celui-là, poussé dans le tombeau du Christ, ressuscitera pour ne plus mourir.
Voulez-vous savoir, bien au fond, ce que l'Église pense d'elle-même? Voulez- vous l'intime pensée du Pape sur les périls du moment, sur les menaces de l'avenir? Ces secrets me sont connus.
Je les ai trouvés dans un livre peu rare, mais que les politiques ne lisent guère et comprennent moins encore. Ce livre, c'est « l'office divin pour les dimanches et les fêtes de l'année. »
Beaucoup de livres exposent la pensée de l'Église.
Celui-ci est le plus certain. On y voit tout ce que l'Église demande à Dieu depuis qu'elle existe, tout ce qu'elle lui demandera toujours. Je l'ouvre à la fête des apôtres Pierre et Paul.
Saint Pierre et saint Paul sont les fondateurs de l'Église romaine; elle est née de leur sang, établie sur leurs tombeaux; elle les invoque dans le ciel. Que nous restera-t-il à deviner des secrets de l'Église, quand nous connaîtrons sa prière?
La fête des saints Apôtres est la commémoration de leur triomphe, c'est-à-dire de leur martyre. Martyre et triomphe, pour l'Église, c'est le même mot, et cette première clarté pourrait suffire. Mais, puisque voici la pleine lumière, regardons.
La fête dure deux jours. Saint Pierre a davantage le premier, saint Paul a davantage le second. Saint Pierre est le Pontife universel, l'homme de Jésus-Christ, choisi pour être le fondement de l'édifice. Arrêtons-nous à lui. . . .
Toute fête de l'Église est un poème, à la fois grave et plein de sereine allégresse. La Foi, l'Espérance et l'Amour y prennent tour à tour la parole. Toute fête de saint raconte la vie du héros, ses souffrances et sa gloire.
Le plus beau de ces drames consacrés aux héros du christianisme est la fête du pêcheur de Galilée, Simon Pierre, formé à la sainteté par Jésus luimême, souverain pontife après Jésus, vicaire de Jésus, apôtre de Jésus, martyr de Jésus.
L'exposition nous présente l'Église au moment de la première persécution, qui suivit de près le sacrifice du Calvaire : « Pierre et Jean montaient
au Temple pour se trouver à la prière de la neuvième heure. »
Nous voyons Pierre dans sa fonction encore nouvelle de chef de l'Éghse. Sous le péristyle du Temple, un infirme lui demande l'aumône. Pierre lui dit: « Je n'ai ni or ni argent, mais ce que j'ai, je le donne. »
Ce qu'il a, ce serviteur du Christ, qui ne possède ni or ni argent, c'est la puissance des miracles par le nom de son Maître crucifié. Au nom de Jésus, il commande à l'infirme de marcher, et l'infirme est guéri.
Alors la foule se presse autour du disciple qui commence à faire les mêmes œuvres que le Maître, et Pierre, en présence de la foule, proclame son Dieu vivant. Ce n'est plus le timide disciple, c'est le Pape, l'affirmateur du Christ.
Les Pharisiens s'émeuvent. La race des vipères ne veut point qu'il y ait d'autre sermon des béatitudes, ni encore des lépreux guéris, des morts ressuscites, des pains multipliés.
Pierre est devant les juges. On lui enjoint de ne plus prononcer le nom du Crucifié, et on le laisse aller. Il va prêcher Jésus crucifié. On le reprend, on le fait battre de verges : il va prêcher, baptiser, fonder des églises.
Quelques années ont passé, la haine des Juifs a grandi. Ils demandent à Hérode de leur ôter Pierre, comme Pilate leur a ôté Jésus. Hérode veut plaire aux Juifs. Déjà il a tué Jacques. Il fait arrêter Pierre, dans le dessein de le mettre à mort.
Pierre est en prison, gardé par quatre bandes, chacune de quatre soldats. Toute l'Église prie pour lui, et ne cesse de prier. Cependant on est à la veille du jour marqué pour son supplice. Quant à lui, qu'a-t-il à faire ?
Tout ce qui était de son devoir, il l'a fait. Il a confessé le nom de Jésus, guéri les corps, sauvé les âmes. A cause de cela, les Juifs ont demandé sa mort. Hérode l'a condamné. Il veut bien mourir.
Mourir n'est pas un péché. Il n'est pas chargé de se tirer des mains d' Hérode. En attendant le supplice, il a ôté ses souliers, il a dénoué sa ceinture. Couché par terre, lié de deux chaînes, il dort.
Mais voici que l'Ange du Seigneur apparaît dans la prison. Poussant Pierre, il l'éveiUe et lui dit: « Lève-toi promptement. » Et le prisonnier voit les chaînes tomber de ses mains. Néanmoins, il ne songe pas à fuir.
L'Ange lui dit : « Ceins tes reins, mets tes souliers. » Il obéit. L'Ange ajoute: «Suis-moi.» Ils traversent un premier et un second corps de garde; ils arrivent à la porte de fer, elle s'ouvre.
Ils sont hors de la prison; l'Ange disparaît. Pierre avait cru rêver. — « Maintenant, dit-il, je connais que le Seigneur a envoyé son Ange, et il m'a délivré de la main d' Hérode et de l'attente des Juifs. »
Or, en même temps que cette histoire est rappelée, le Chœur tantôt chante les divins psaumes où s'expriment la foi et l'amour qui remplissent l'âme des Apôtres, tantôt redit les promesses de Jésus-Christ,
Aux désirs meurtriers des Juifs, aux cruels desseins de la puissance humaine, il oppose la prophétie de David : « Vous les établirez princes sur toute la terre, et ils s'appliqueront, Seigneur, à faire connaître votre nom! »
Qu'importe que Pierre soit en prison, lié de deux chaînes, gardé par quatre bandes de soldats? C'est lui qui a dit à Jésus: « Seigneur, vous savez que je vous aime ! »
Et c'est à lui que Jésus a dit: « Tu es Pierre, et les portes de l'enfer ne prévaudront point ; et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux. »
Ce qui avait été dit à Pierre avant les entreprises d'Hérode, l'Église le rappelle en rappelant les entreprises d'Hérode; elle le redit avec une assurance prophétique après Néron et les successeurs de Néron.
L'homme qui s'est appelé Simon a trouvé la mort. Néron la lui a donnée. Néron possède l'or et l'argent, et la mort ; et ce qu'il a, il le donne. Mais celui que Jésus-Christ a nommé Pierre, celui-là n'est pas soumis aux atteintes de Néron.
Simon attendait la mort; et il l'a saluée parce qu'elle était le triomphe. L'Église ne parlera de cette mort qu'en faisant éclater son allégresse.
« O Dieu qui avez consacré ce jour par le martyre de vos apôtres Pierre et Paul, accordez à votre Église la grâce de suivre en tout les préceptes de ces hommes saints. «
Et à la fin, l'Église jette cette dernière parole:
« Aujourd'hui, Simon Pierre est monté au gibet de la croix: Alléluia ! Aujourd'hui, celui qui tient
les clefs du ciel est allé plein de joie à Jésus-Christ! — Aujourd'hui, l'apôtre Paul, la lumière de l'univers, a baissé sa tête sous l'épée, et il est couronné du martyre: Alléluia I )>
Le secret de l'Église, l'intime pensée du Pape au milieu des vicissitudes du temps, les voilà ! Je parle de demain comme d'aujourd'hui, du Pape régnant et des Papes futurs comme des Papes passés.
Que ceux qui veulent connaître les secrets politiques de l'Église prennent un livre d'église; dès longtemps tous ses secrets y sont déposés. Que ses adversaires, comme ses enfants, lisent et s'efforcent de comprendre!
Le Pape n'ignore jamais ce que les Juifs désirent, ni ce que veut Hérode, ni ce que peut Néron. Il a eu le temps de l'apprendre! Combien de fois ne s'est-il pas vu captif ? Combien de fois au gibet ?
Il n'a ni or ni argent pour acheter ses geôliers, ni fer pour les combattre. Mais : Tu es Petrus ! Il a cela ; il a les prières de l'Église ; il a l'Ange du Seigneur devant qui les chaînes tombent, devant qui les portes de fer tournent d'elles-mêmes sur leurs gonds.
Simon peut mourir, peut monter au gibet : Hodie Simon Petrus ascendit crucis patibulum. Alléluia ! La tête de Paul peut tomber sous le glaive : Hodie Paulus Apostolus inclinaio capite pro Christi nomine martyrio coronatus est. Alléluia !
Mais Pierre et Paul sont établis princes sur toute la terre pour enseigner à toutes les générations le nom du Seigneur; et ils ont annoncé les œuvres de
Dieu et leur voix s'est fait entendre à toute la terre; in omnem tenant exivit sonus eorum !
Et vous êtes le Pasteur, ô Prince des Apôtres ! et les clefs du ciel vous ont été données ; et vous ouvrez et vous fermez; et ce que vous liez sur la terre est lié dans le ciel, et ce que vous déliez sur la terre est délié dans les cieux. Amen! Alléluia!
La lune s'était levée; sa douce lumière se jouait sur la majestueuse colonnade, à laquelle elle donnait un aspect encore plus imposant. Un profond silence nous entourait ; mais c'était ce silence vivant de Rome, qui laisse entendre les pensées dont l'air est toujours plein.
« — Vous savez, dit Fra Gaudenzio, que nous sommes sur le cirque de Néron. Ici ont retenti les aboiements des chiens de Néron, poursuivant les chrétiens couverts de peaux de bêtes; ici Néron a guidé son char à la lueur que projetaient les martyrs brûlés vivants. Ainsi Néron amusait son peuple et servait ses dieux.
« Ce pavé recouvre une terre aussi sainte que les autels. Un jour, notre Pie V ramassa une poignée de cette poussière et la remit à un ambassadeur qui lui demandait des reliques. Lorsque l'ambassadeur ouvrit le linge où il croyait n'avoir apporté que de la poussière, il y trouva du sang.
« Troublé de joie, il vint en informer le Pape. Le
saint, dont la foi avait ressuscité ce sang desséché depuis quinze siècles, répondit qu'il savait que le sol du Vatican était saturé du sang des martyrs. A cause de cela, il en avait banni les jeux publics.
« Pierre a été crucifié dans le cirque de Néron, non loin du lieu où les fidèles ont creusé sa tombe. Je le crois par des raisons qui ne relèvent pas des archéologues. Le bourreau qui a planté le gibet de l'Apôtre a posé la première pierre du Vatican.
« Oh ! que cette terre est précieuse ! Oh ! que d'ardentes prières d'ici se sont envolées vers Dieu ! — Il a vécu là, notre Pie V, cet homme fait à la taille de la Croix royale, ce dernier de la race des géants.
« D'une fenêtre de ce palais, dans cet espace de l'azur. Pie V lut le bulletin de Lépante. Ses conseillers étudiaient les chances menaçantes de la guerre; il regardait le ciel. — « Dieu, dit-il, nous a donné la victoire, o En ce moment la flotte catholique dispersait la flotte ennemie, et l'islamisme perdait la mer.
« Dans ce palais furent réglées les destinées de la France, lorsque notre Sixte-Quint, exigeantl'abjuration de Henri IV, empêcha que la France ne devînt protestante ou espagnole. Et si Henri avait été digne de Sixte, il n'y aurait plus d'Angleterre.
« Ici notre Innocent XI lutta contre Louis XIV et mourut victorieux. Sans lui, l'hérésie royale vous envahissait; le but de la Révolution était atteint de la main de vos rois, du consentement de vos évêques. Vous glissiez dans le schisme, vous deveniez je ne sais quoi, mais vous n'étiez plus la France.
« De ce seuil fut enlevé Pie VI, et il ne revint pas;
mais Pie VII revint trois fois sur les bras de la force incrédule. Il vit Dieu appliquer le talion : pour les cinq années de Fontainebleau, les cinq années de Sainte-Hélène. Or Fontainebleau n'était qu'une prison, mais Sainte-Hélène fut une tombe.
« Ici est revenu Pie IX. Nous voyons quelles conjurations se nouent pour l'enlever de nouveau. Il restera, ou il reviendra, ou le Vatican croulera et broiera le monde. Les pierres du Vatican détruit rouleront par le monde renversant les trônes, les maisons et les tombeaux. De ces débris, Dieu lapidera la race humaine.
« Quand cette demeure périra, il n'y aura plus de demeures. Il restera des casernes, des prisons, des bouges pompeux; mais plus de foyers, plus de lieu où l'homme possède une couche honorée et puisse abriter un berceau : et bientôt les asiles immondes où se sera réfugiée une humanité avilie s'affaisseront sur elle.
« C'est alors que les hommes se disputeront l'abri des rochers et s'entre-tueront à l'entrée des tanières; mais les rochers tomberont pour les écraser, et les tanières les vomiront dehors; et ceux qui auront trouvé une sépulture seront vomis du sépulcre. La terre est la créature de Dieu: elle ne voudra plus abriter cette race qui aura rejeté le Fils de Dieu.
« Quoi ! Celui qui a racheté l'humanité au prix de la Croix, le Maître de toutes choses sera banni de ce monde qu'il a créé ! Quoi ! pas un coin de terre qui soit à lui, pas une pierre où reposer sa tête! Ils auront fait cela; ils lui auront dit: — Va-t'en de notre domaine! va-t'en dans ton ciel, si tu es Dieul
« Et ils croient qu'ils posséderont des palais, des jardins, des espaces? Ils croient que le soleil leur donnera sa chaleur, et la lune sa clarté et que les étoiles souriront encore dans l'horreur de la nuit? . . . Déjà toutes les créatures gémissent du péché de l'homme qui a détruit leur beauté première: elles élèveront la voix vers Dieu unanimement.
« Elles lui diront : — Seigneur, c'est assez ! mettez fin à notre honte. Car nous sommes les œuvres de vos mains, et nous avons été créées pour vous rendre témoignage, et vous nous avez donné une voix qui publie vos grandeurs, et que l'espèce humaine a entendue longtemps; mais voici que notre langage n'est plus écouté.
« Nous sommes vos œuvres, qui racontent votre puissance ; vous nous avez associées à vos prodiges les plus parfaits et vous avez daigné vous servir de nous pour des miracles plus grands que nousmêmes. Vous avez suspendu les lois qui nous régissent, vous avez arrêté le soleil dans sa marche et interrompu le cours des eaux.
« Vous avez donné un nom aux étoiles, et plus d'une a été dérangée de sa place et de sa route en témoignage de votre volonté. Une étoile a dirigé les premiers pas des hommes vers le Fils de Celle qui est couronnée d'étoiles et revêtue du soleil, et qui a la lune sous ses pieds.
« Du limon de la terre vous avez formé l'homme, et de l'homme est née Marie, de laquelle est né Jésus. De ce même limon, pétri de vos mains pour fournir un jour la chair du Verbe, naissent aussi l'épi d'or et la grappe pourprée qui, mûris par le
soleil et enrichis des arômes que versent les astres, se changent au corps et au sang de Jésus- Christ.
« Seigneur, pourquoi le pain et le vin sur cette terre où désormais vous n'avez plus de sacrifices? Pourquoi l'huile, lorsqu'il n'y a plus d'onctions? Pourquoi l'encens et la cire, quand les feux du sanctuaire sont éteints ! Pourquoi des fleurs, quand Marie n'a plus de fêtes? Pourquoi la terre, quand vous n'y habitez plus? Pourquoi des hommes, quand le ciel ne recueille plus de saints ?
« Maintenant que la prière légitime ne traverse plus en chantant les sphères inférieures pour monter jusqu'à vous, toute cette vaste machine du monde, que vous aviez créée si parfaite, n'est plus consolée du désordre qu'y a jeté l'ennemi. Elle souffre et se lamente et crie vers vous. Seigneur, vos créatures sont fatiguées et vous demandent leur repos!
« C'est maintenant qu'il faut ordonner au blé de ne plus s'élever du sillon, et à la vigne de ne plus fleurir, et à l'abeille de ne plus travailler, et à l'olivierde ne plus porter de fruits. C'est maintenant que les vents et la mer peuvent enfin dormir, et le soleil et les étoiles monter plus haut et remporter toute leur lumière dans le ciel des cieux, et la terre se dissoudre. Vos créatures sont fatiguées et vous demandent leur repos!
« Écoutez vos anges désolés et qui reviennent les mains vides; écoutez vos saints indignés qui ont jugé le monde; écoutez Marie qui demande à écraser la tête du serpent; écoutez le peu de justes
tremblants qui restent encore dans ce creux d'infâmes misères et qui demandent à mourir! »
La voix contenue et frémissante deFraGaudenzio nous tenait attentifs comme un tonnerre lointain. Lorsqu'il se tut, nous gardâmes le silence. Il s'aperçut alors de notre émotion et de la sienne. Souriant, mais avec un reste d'éclair dans les yeux et de pourpre sur le visage, il nous dit: «J'ai fait un discours, pardonnez-moi.
« J'arrive d'une longue course à travers le monde, civilisé et barbare. Je re\aens du Midi et du Nord, du Levant et du Couchant. Je crois savoir ce qu'il y a dans le monde à l'heure qu'il est. Ici tout m'est apparu. Ici est le nœud de tout.
« Ils ourdissent bien des complots, par là-bas. Il y a des têtes infernales, auxquelles obéissent des masses dégradées. Ce que les chefs se proposent, je le sais. Tous leurs efforts convergent ici. Ce qu'ils obtiendront. Dieu le sait ; mais c'est ici qu'est Dieu.
« Il est ici, il n'est qu'ici; et j'atteste que, s'il se laisse chasser d'ici, il pourra consentir à passer, mais non à s'établir ailleurs. Il a choisi ce lieu; il n'acceptera pas plus une autre demeure que ses adversaires ne réussiront à créer un autre Dieu. Il y aura vacance, interruption du règne visible de Dieu.
« Et ce que je veux dire, — car je ne prétends rien savoir de la durée ou de la fin du monde, et l'on peut voir un jour descendre de cheval, sur cette place, un Charlemagne aussi bien qu'un Attila; — ce que je veux dire, c'est qu'il faudra rebâtir à cette place le Vatican démoli, ou périr. »
Plus PP, IX 253
Plus pp. IX