À M. LOUIS VEUILLOT
À notre cher Fils Louis Veuillot, à Paris. . PIE IX, PAPE
Cher Fils, salut et bénédiction apostolique.
Nous avons reçu avec beaucoup de plaisir votre Parfum de Rome que vous Nous avez offert, après l'avoir refondu par un nouveau travail et considérablement augmenté. Au milieu des travaux qui réclament Notre sollicitude, à peine avons-Nous pu, en feuilletant ces deux volumes, jeter les yeux tantôt sur une page, tantôt sur une autre s' offrant au hasard, mais dans toutes Nous avons vu resplendir votre foi et votre charité et Nous avons reconnu que, éclairé par elles, vous avez saisi le caractère de Rome, de ses institutions, de ses mœurs, et qu'après l'avoir ainsi révélée et montrée telle qu'elle est, vous avez victorieusement repoussé les accusations vulgaires qu'on porte contre elle de côté et d'autre. Prenant l'histoire pour giiide, vous avez si bien rendu manifeste aux yeux des lecteurs l'action bienfaisante du pontificat romain, qu'ils sont obligés de reconnaître en lui, le magistère et le soutien permanent et puissant de la
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justice et de la vraie liberté, et, par conséquent, d'avoir en exécration les abominables machinations par lesquelles on s'efforce d'éteindre et de renverser ce phare de la vérité et de la civilisation. Nous vous félicitons de V empressement avec lequel tant d'éditions successives de votre ouvrage ont été demandées , c'est un irrécusable témoignage du fruit qu'elles ont produit et que Nous souhaitons encore plus abondant. En demandant à Dieu que tout vous soit propice, comme gage de Notre affection et de Notre bienveillance particulière. Nous vous donnons avec amour, à vous et aux vôtres, la bénédiction apostolique.
Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 3 mars 1866, De notre pontificat l'an XX.
PIE IX, PAPE
À notre cher Fils Louis Veuillot, à Paris.
PIE IX, PAPE
Cher Fils, salut et bénédiction apostolique.
Nous vous félicitons, cher Fils, parce que, écarté de l'arène où, vous combattiez si vaillamment et si utilement pour la vérité et pour la justice, loin d'enfouir le talent qui vous a été confié, vous avez continué d'un cœur joyeux à servir la cause que vous défendiez et à lui porter de nouveaux secours. C'est ce qu'attestent vos plus récents écrits, ce que confirme le dernier dont vous Nous avez fait hommage, sur la vie de Notre Seigneur Jésus-Christ, publié pour venger sa divinité outragée. D'après le peu que Nous avons pu en apprécier au milieu de Nos occupations multipliées. Nous avons jugé que vous avez choisi la méthode de